Un plan d’affaires, un business plan…pourquoi ?

Bonjour…

Ça sent l’été. On « dépoussière » on fait le ménage on se lance dans des projets prometteurs. J’en profite pour « dépoussiérer » un concept bien ancré, celui du plan d’affaires.

Une prise de conscience

Pendant mes dernières années à titre de directeur du Centre d’entrepreneurship Hec-Poly-Udem et surtout comme chargé de cours à l’École des HEC Montréal, je me posais de plus en plus de questions sur l’efficacité du plan d’affaires comme outil utile au démarrage. Je me suis surpris souvent à dire que le processus était plus important que le résultat!!!

J’ai trop vu dans le cadre de mon travail, dans celui de président du comité d’octroi de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse et à la CDEC CDN-NDG, des plans d’affaires solides mais pour lesquels j’avais la certitude que le projet ne verrait pas le jour ou ne tiendrait pas la route. J’ai trop vu de champions de l’écriture du plan d’affaires, de coureurs de concours. Tristement, j’ai vu des entrepreneurs s’embourber dans la livraison d’éléments du plan d’affaires plutôt que se concentrer sur les ventes et la recherche de clients.

Un déclenchement

J’entends encore le jeune PDG d’Eworld music, me dire à quel point il avait perdu un temps précieux et sa fenêtre d’opportunité, à répondre aux demandes des différents conseillers des différents organismes subventionnaires exigeant un plan d’affaires. Cet exemple s’est répété à maintes reprise dans le cadre de mon cours « Bâtir son projet d’entreprise » que je centrais sur le plan d’affaires ! J’ai bien ajusté le tir par la suite, mais la réponse n’était pas encore là. En mettant plus d’emphase sur la note sectorielle, en se concentrant le plan financier sur un an, en envoyant les gens sur le terrain le plus rapidement possible, la situation s’est améliorée.

Il n’y a pas d’outil parfait. Mais j’en étais rendu à me demander si l’hégémonie du plan d’affaires comme outil de planification n’avait pas de conséquences négatives au moment d’agir, au moment de démarrer pour vrai ? Peut-il être à déconseiller dans certains cas ?

Suite à la lecture d’une entrée sur la nécessité du plan d’affaires dans le blog de Guy Kawasaki, j’ai eu une conversation sur le sujet avec mon ami et mentor Claude Ananou. Claude étant plus curieux que moi, il a réalisé que le fondement scientifique derrière les arguments de Kawasaki reposaient sur une étude récente de William Bygrave de l’Université Babson, une université très cotée en ce qui concerne l’entrepreneurship.

Cet événement a inspiré un Blog à mon ami Claude et sa première entrée concerne les quiproquos du plan d’affaires.

Il y a bien des points de vue à débattre mais nous pensons que le plan d’affaires manque cruellement d’actions à court terme…et que dans sa forme actuelle, représente, de par ses exigences, une énorme perte de temps

Une nouvelle façon plus directe, plus terrain et moins romancée de préparer son démarrage a été développée par Raphael Cohen.

 

Concevoir et lancer un projet

Voici mon petit résumé sur ce bouquin.

Un des avantages de l’approche de Cohen c’est son applicabilité à tous genre de projet. Donc, si vous êtes à l’intérieur d’une entreprise qui pense expansion, nouveaux produits ou essaimage (spin-off), ce livre s’adresse autant à vous qu’aux entrepreneurs.

Déjà, comme vent de nouveauté, le système s’appelle IpOp. (hip-hop) Dans son appellation ça fait déjà plus rythmé…L’Innovation par l’Opportunité.

Mais pour moi, l’aspect le plus pratique, demeure une mise en action rapide. Dans son appel constant à la prise de décision. avec validation sur le terrain.

L’aspect go/nogo du livre n’est pas sans déplaire. Son analyse de l’opportunité permet de stopper le processus de développement avant de s’enfoncer dans des scénarios x et y comme le ferait un plan d’affaires. La mise en place d’un arbre de décision simple mais puissant permet aussi d’éviter de travailler inutilement. Chaque élément exige un travail terrain qui place le promoteur dans l’action.

Chaque chapitre est agrémenté d’une anecdote rigolote qui permet de mettre les choses en perspectives et ces anecdotes s’avèrent un excellent truc mnémotechnique pour se rappeler des grandes étapes de l’analyse.

Chaque section, chaque nouvelle étape vient renforcer le modèle déjà en place.

Des approches nouvelles et fraîches. Une nouvelle façon de voir les opportunités, un concept d’indicateurs clés de performance, une approche des parties prenantes, les critères de décisions des clients et comment établir un benchmark pour ceux-ci, les 5 « F » de l’achat, l’expérience unique du client, enfin un modèle économique et les facteurs clés de succès reliés.

La plupart sont des facteurs décisionnels que l’on ne retrouve pas dans un plan d’affaires traditionnel.

Tout ces éléments s’ajoutent à certains éléments que l’on retrouve dans la note sectorielle telles que proposé par les experts d’ici. De plus l’articulation de ces concepts dans une suite logique permet de préparer une « défense » du projet nettement plus systématique et articulé qu’un plan d’affaires. Cette approche permet de faire des présentations nettement plus percutantes à ses bailleurs de fonds, ce qui en soi est une victoire pour tout le monde, mais elle prépare l’entrepreneur face aux actes à poser dès les premiers moments de l’existence de l’entreprise. Les gestes qui font cruellement défaut aux nouveaux entrepreneurs.

Pour en faire l’achat, cliquez sur le lien ci-dessous.

Concevoir et lancer un projet

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Un coach ne prend pas les décisions à votre place, il vous aide à agir. Il permet de vous surpasser. Quand vous avez de bons outils et de bons conseils souvent le problème c’est de passer à l’action. Le coach est là pour ça. C’est un catalyseur. Par ces observations et ses requêtes, il vous fera avancer plus rapidement. En vous amenant hors de votre zone de confort, il vous permettra d’obtenir des résultats qui vous surprendront.

Le coaching entrepreneurial n’est pas du conseil. C’est le travail de quelqu’un qui comprend intimement la démarche entrepreneuriale et qui sait ce qu’il faut faire pour y arriver. En anglais, je vous dirais « OK, you talk the talk, now, show me you can walk the walk... » et qui vous accompagnerait dans votre marche, un pas à la fois, en vous rappelant de regarder droit devant…bref, une façon certaine d’opérationnaliser votre projet!