Published by startupcoach on 09 mar 2011

Bâtir une armée d’entrepreneurs !

Serait-ce possible de faire une « révolution entrepreneuriale », dans le sens de la révolution tranquille. Suite à la lecture d’un excellent article du Harvard Business Review je me suis posé la question.

Bien que l’article fasse référence à un livre portant sur les avantages de créer une « armée d’entrepreneurs » au sein de votre entreprise, je crois que certains constats pourrait être appliquer à une société.

Peut-on s’engager à faire de cette province un Modèle entrepreneurial ?

Une province où l’on cessera de parler de corruption et où l’on parlera de dynamisme. Une province où on cessera de se plaindre et où on commencera par agir ?

Voici une série de valeurs, inspirées du livre et qui, à mon avis,  devraient être  inculqués dès le primaire.

Comment peut-on arriver à bâtir une génération qui valorise l’autonomie ?

Pas indépendant, je crois à l’inter-dépendance, mais autonome!

Comment apprendre aux gens à prendre des risques ?

Il faut graduellement augmenté le niveau de risque avec lequel on peut vivre. Claude Ananou et moi nous amusons à qualifier cela de « nerf du risque ». Comment l’exercez-vous ?

Comment développer l’authenticité ?

Être soi, ne pas chercher à plaire pour plaire. Faire un choix de carrière qui nous est propre et non celui dicté par les parents. Au cours de mes 10 ans en orientation, j’ai trop vu de jeunes adultes, diplômés et désabusés de leur travail parce que., bien qu’ils avaient la capacité de faire les études et le travail, ça ne correspondait à aucune passion. Pris dans la spirale de la vie, de gagner des sous, juste assez de sous pour se payer son train de vie et incapable de se voir reculer pour mieux sauter…ils tournaient en rond, incapable de prendre une décision. Que feriez-vous pour rendre les gens plus authentique ?

Comment développer chez nos jeunes des notions d’engagement ?

Comment montre t-on à des jeunes l’effort en continue ?  Que la vie n’est pas un jeu vidéo ou la grande Quête se fait en une soixante d’heure ?

Comment valoriser les entrepreneurs ?

Un élément clé pour moi est de s’assurer que dans chaque organismes de développement économique, on devrait trouver un « Entrepreneur en résidence ». Quelqu’un qui a besoin de se « refaire » avent de repartir. Un poste tournant sur un (1) an. Quelqu’un pour insuffler une dose de réalité!

Comment former plus d’entrepreneur ?

Encourager le « formation » des entrepreneurs sur le marché du travail. Peut-on à l’instar de mon ami Alex Sereno de café Barista, encourager ses employés à devenir des travailleurs autonome mais dans un contexte gagnant-gagnant, où l »‘entreprise essaimeuse, aide ses « anciens » employés à trouver des clients et à leur donnant un coup de main sur la gestion de leur nouvelle entreprise!. Voilà un bel exemple de « formation » d’entrepreneurs !

Comment développer une mentalité de propriétaire d’entreprise ?

Un artcile intéressant de Mitch Joel à propos de la distinction

entrepreneur vs propriétaire d’entreprise

Nous avons besoin des 2 pour propérer!

Comment développer un sens de l’innovation et de la créativité ?

Comment laisser l’innovation et la créativité s »exprimer ?

————————–

Quels sont vos suggestions ?

 

 

Published by startupcoach on 24 fév 2011

L’entrepreneur et l’insécurité

Oui, le titre vient de l’ »article de Pierre Duhamel dans LaPresse.

J’ai voulu passer un commentaire mais finalement je trouvais plus pratique de passer mes commentaires ici compte tenu de la longueur de la réponse. J’irai placer une « conclusion » dans ke texte de M. Duhamel.

Dans la méthode SynOpp,  j’aime bien placer un continuum Probabilité->Incertitude->Inconnu quand j’aborde la question de l’insécurité. D’abord définissons les termes. Probabilité: Calcul mathématique permettant de déterminé que quelque chose se produisent avec +/- de certitude. Incertitude: possibilité qu’un événement prenne place mais pas moyen de quantitfier. Puis l‘inconnu, mais…c’est inconnu, on ne sait pas!

D’une manière générale, les cadres en entreprises sont très à l’aise avec la probabilité et deviennent nerveux à mi-chemin de l’incertitude. La plupart des entrepreneurs n’ont que peu d’intérêt pour les probabilités, se sentent à l’aise avec l’incertitude et sentent une certaine nervosité en fonction de l’inconnu.

Ce qui n’empêche pas certains entrepreneurs d’être tellement confiant que l’inconnu ne les dérange pas.

Une étude d’Havard il y a quelques années et une autre de la American Marketing Association ont abordé le sujet du risque dans le processus décisionnel de l’entrepreneur. (Je suis désolé, je ne les retrouve plus, vous devrez faire acte de foi ). Essentiellement, la différence réside dans deux capacités de l’entrepreneur. La première est ce qu’on défini comme de l »impulsivité contrôlée » et l’autre dans une vision de « avec quels échecs suis-je capable de vivre ? »

Lorsqu’il regarde les deux cotés de la médaille (le « up-side » et le « down-side ») l’entrepreneur décide qu’il peut « vivre » avec le « down-side », toute son énergie devient canalisée sur l’obtention du upside. Il en résulte moins d’hésitations, plus de créativité (un cerveau moins préoccupé fonctionne mieux) et une augmentation des chances de succès. Rendu là, l’insécurité n’existe plus!

Published by startupcoach on 05 nov 2010

L’éléphant va t-il accoucher d’une souris ?

Bon ça bouge!

Le mois d’octobre a été riche en rebondissement de toute sortes dans le merveilleux monde de l’entrepreneurship.

Récapitulons…

Dans Québec Inc, 2 articles; le premier

La stratégie gouvernementales suffira-t-elle à renverser la tendance ?

Constat:

  • Moins de gens se lancent en affaires ici qu’ailleurs au Canada
  • Ça demande plus d’énergie qu’ailleurs
  • Les entreprises sont de plus petite taille
  • Le nombre de faillite après 5 ans est plus élevé

Le journaliste se pose la question si nous sommes devenus une « société trop confortable ». À l’instar de l’éditeur je crois que nous sommes dans une « zone de confort » et que pour vaincre l’ inertie ça va prendre des coups de pieds au cul (celle là elle est de moi).

Les experts interrogés se demandent si nous ne sommes pas  des créateurs plus que des entrepreneurs. Chose certaine nous ne sommes plus des créateurs de richesse depuis un bon moment, obsédé que nous sommes comme société, de ne déplaire à personne. On soulève encore l’aversion des entrepreneurs québécois au risque. Quelqu’un a déjà dit qu’on a les gouvernements que l’on mérite. Considérant, qu’en tant que peuple/société on est assez pissou (comme je le mentionnais à Joliette lors de ma dernière conférence), on ne peut pas demander au gouvernement d’assumer les risques…et quand on ose rien en dehors de la boîte ça nous mets dans des situations comme socialiser les coûts et privatiser les profits, misère!

Bien sur la FCEI s’attaque à l’environnement fiscal non favorable. Probablement vrai, mais ça c’est une problématique d’expansion. Au démarrage, il y a un sacré boulot à faire, et ce n’est pas une question fiscale.

Je me suis retrouvé dans une petite tempête suite à la parution de 2 articles dans le Journal de Montréal (voir billet précédent) ayant remis en question le travail des CLD et des CDEC. Je vais taper à nouveau sur le clou. Si on ne change rien à la façon de faire on ne changera rien aux résultats, me semble que c’est évident!

De grâce ne me ramenez pas des changements de structure. Je me rappelle encore avec plaisir une remarque de Stéphane Bureau au colloque de la Fondation de l’entrepreneurship l’an dernier. Alors qu’on venait d’apprendre par le DG de la Fondation et Nathaly Riverin, l’état alarmant de la situation, Monsieur Bureau devant l’apathie du panel de « spécialistes » avait lancé mi-figue mi-raisin, une remarque un peu assassine du genre « Ça me vous tente pas de faire quelques chose au lieu de parler ? »

Le MDEIE depuis a fait une grosse étude et en collaboration avec l’ACLDQ va organiser une tournée au Québec pour tâter le poul des entrepreneurs et des « spécialistes » et procéder à une grande psychanalyse provinciale pour comprendre le « mal entrepreneurial » québécois.

Ça m’énerve de voir que le leadership en la matière est pris par le Gouvernement (allo le paradoxe) et par des gens qui n’ont qu’une vision théorique de l’affaire. Je sais de quoi je parle…je croyais comprendre..jusqu’à ce que je me casse les dents sur la réalité d’entreprendre….

Je reste ouvert et je suivrai de près les débats, mais j’ai bien peur qu’à moins que ces « forums » ne soient dirigés par un(e) entrepreneur(e) aguerri(e) , que l’Éléphant québécois n’accouche encore une fois que d’une souris.

P.S.

À mon humble avis, on devrait valoriser la prise de risque et minimiser les conséquences d’un échec à partir du primaire. Bien qu’honorable, je ne crois pas que c’est avec un concours Québécois en entrepreneurship qu’on va stimuler une génération d’entrepreneurs. J’y ai cru quand j’ai aidé à mettre ce concours sur pieds. Près de 10 ans plus tard, il faut constater que si l’activité est plaisante elle est à l’entrepreneurship ce que le Monopoly est à l’immobilier!

Published by startupcoach on 06 oct 2010

I went to the « market » mon p’tit panier sous mon bras

Cette sympathique vieille chanson de Vigneault m’est revenu en tête

Il est allé au marché….

pour voir…Qui achèterait ses oeufs ? Pour combien ?

La madame n’a pas payé mais  elle a couvé les oeufs

Qui sont devenus des canards.

Il n’était plus dans la « business » des oeufs

Il était alors dans celle des canards….

———-

Encore une fois, je ne fais pas un résumé des lectures. Je prends pour acquis que vous avez lu ou que vous connaissez le vocabulaire mais « Seriez-vous capable, en cours de route de changer d’idée, de l’adapter à ce que le marché veut ? »

Au lieu de faire des inférences, est-ce possible de regarder sur le terrain;

« Qui » sont ceux qui exprime un besoin pressant auxquels vous répondrez ?

« Où » rejoindre vos clients accrocs ? Pas de temps à perdre lors d’un démarrage

« Comment » rejoindre ceux-ci ? À quel médium sont-ils sensibles, en ce moment ?

« Comment » ils utilisent votre produit/service ? Pensez à Kano, à la découverte !

« Pourquoi » ils en ont besoin ? Pensez au succès de la caméra Flip.

Quels sont les Critères de Décisions des Clients ? (Cohen CDC)

———-

Le marché!

Les segments de marché!

Un créneau

Les niches! Wouf! c’est fatiguant ;-)

À quoi avez-vous accès en partant ?

Qu’avez-vous les moyens « d’attaquer » ?

Connaissez-vous les tendances de vos marchés/créneau/niches ?

Pouvez-vous me parler de leur évolution passée et surtout future ?

Pouvez-vous vous transformer en James Bond et vous attaquer à SPECTRE, c’est à dire l’influence des tendances des mouvements Sociaux, des décisions Politiques, des soubresauts de  l’Écoconomie, de la dimension Culturelle, de la présence et de l’évolution de la Technologie, de la Règlementation et de presssion Écologique/Environnementale ?

Existe t-il une vague qui vous permettra de « surfer » vers des nouveaux sommets ou un tsunamis qui emportera tout sur son passage, y compris votre startup ?

en fonction de tout ça…

Votre modèle d’affaires sera t’il le même à vos débuts que dans 3 mois ? 6 mois ? 1 an ?

Quand pourrez vous tester votre modèle d’affaires auprès de vos clients-accrocs ?

Allez sur le « marché » et n’oubliez pas d’aller parler aux concurrents, ça restera toujours la meilleure étude de marché ;-)

Published by startupcoach on 23 sept 2010

Des précisions sur l’article du Journal de Montréal

Première précision importante:

Je n’étais pas administrateur de la CDEC de CDN-NDG mais bien président du comité d’octroi du Fli et du Solide pendant 2 ans et administrateur pour 3 autres. Ceci dit je maintiens mon point de vue sur les 2 rapports cités dans l’article.

Je maintiens que de par son « volet » communautaire, ces organismes prennent souvent des risques avec les entrepreneurs que l’on soutient, qui à mon avis, sont voués à l’échec. Par contre, c’est dans la philosophie de donner une chance et dans le mandat de sensibilisation à l’entrepreneurship

L’utilisation du mot catastrophique est sans doute un peu fort (et je ne me souviens pas de l’avoir utilisé) mais je me rappelle de la réaction dans la salle lors de la présentation du sondage fait auprès de 15 000 entrepreneurs fait par Léger Marketing pour le compte de la Fondation de l’entrepreneurship l’an dernier. L’effet était une vrai douche froide. Maintenant, les résultats provinciaux sont-ils représentatifs des résultats de Montréal ? C’est un pas que je n’ai pas oser faire.

Quant à l’industrie de l’entrepreneuriat, je continue à croire qu’elle existe! Déjà au début des années 2000 certains entrepreneurs dénonçaient les montants d’argent mis dans le système de support plutôt que dans les coffres des « vrais » créateurs d’emploi.

Chacun pige dans la sacoche comme il peut…

« Prev - Next »