Archive for the 'Général' Category

Published by startupcoach on 24 jan 2008

À propos des Baby Boomers

Via le Praized Blog de Sébastien Provencher, j’ai pu trouver un Mp3 décrivant avec beaucoup de statistiques, l’évolution prévue de Boomers…sur une page de McKinsey.

Pour la première fois de l’histoire, le pouvoir de consommation sera entre les mains de ‘vieux’. Ils vont dicter l’agenda social, politique et économique.

Donc, oui une population âgée, vieillissante ayant des moyens financiers importants. On peut partir à la base avec une analyse démographique à la David Foot et cogiter sur la consommation habituelle de ces groupes d’âge. Toutefois, comme le soulève si bien la recherche de McKinsey, la différence d’habitudes de consommation des Boomers est tellement grande avec la génération qu’elle va remplacer que tous les paramètres dans les façons d’offrir les produits et services à cette génération devront être revus.

Ils sont plus ouverts:

  • Nous avons toujours vus les personnes âgées comme traditionalistes. Une importante proportion des nouveaux « vieux » vont vouloir garder une image jeune et continuer à accueillir les innovations.

Plus portés vers la technologie.

  • Imaginez un client internet qui a tout son temps et qui n’a pas peur d’utiliser les plateformes informatiques, les applications mobiles, les plateformes et médias sociaux. À ce sujet, je vous recommande fortement le billet de Praized sur le sujet.
  • Saviez-vous qu’une partie importante des utilisateurs de Skype sont des grands-parents qui parlent à leur petits enfants à l’autre bout de la planète? Imaginez avec les capacités vidéos sur le web qui augmentent, comment l’intérêt pour les grands-parents boomers de parler et voir de façon claire et fluide leurs petits enfants sur une base régulière…

Sont plus obsédés par leur images

  • Les vêtements et les cosmétiques devront être repensés, re- »packagés »
  • Ils ne veulent pas n’y se sentir, ni se percevoir « vieux »

Ils carburent à l’opportunité (mais sont de plus en plus anxieux; paradoxe!)

  • Il va falloir leur donner tout cuits et leur donner tous les éléments pour qu’ils justifient eux-mêmes leur décisions.

Sont plus méfiants envers les approches traditionnelles

  • Le phénomène d’être un peu désabusé commencent, il va aller en s’accentuant. Sachant qu’il sont visés pour leur capacité de dépenser, cette tendance va se renforcer. D’où l’importance de les aider à consulter leur communauté. Le WEB 2.0, développé intelligemment prend ici tout son sens commercial.

Demeurent optimistes

  • Ils ont l’impression qu’il peuvent toujours s’en sortir. peut importe la « main » que le destin va leur servir. Ils faudra renforcer cette perception. Démontrer que votre produit et/services contribue à leur permettre de conserver cette « invincibilité », cette capacité de rebondir.

Première piste: La Solitude

  • Les rêves brisés: Au plan financier, physique et social, les Boomers ont réalisé et planifier de grands rêves, toutefois, beaucoup de « lendemains qui déchantent » attendent cette génération.
  • 46% ont peur de vieillir seul, 41% sont déjà frustrés de leur situation. Le marché de la solitude n’est qu’une fraction de ce qu’il sera. Aux États-Unis c’est 21 millions de célibataires qui s’en viennent.
  • Selon McKinsey:
    • 46 % seront seul d’ici 2015
    • 50% des boomers n’auront pas de filet de sécurité familial !!!

Deuxième piste: La main d’œuvre

La plupart voudront continuer à travailler pour la valorisation et l’aspect social (voir paragraphe précédent). Mais ne voulant pas travailler plusieurs heures, voilà donc une source de main-d’œuvre qualifiée ne mettant pas trop de pression sur la masse salariale. De plus, c’est une manne extraordinaire pour les Organismes à but non-lucratif.

Troisième piste: Santé et Bien-Être

La nutraceutique et les approches de santé alternatives sont 2 créneaux porteurs.

Beaucoup d’autres lectures de cette étude sont possibles. N’hésitez pas à me les faire connaitre.

Published by startupcoach on 10 sept 2007

Productif vs Compétitif

Un article de LaPresse parlait de la productivité versus la compétivité. Il devient presque impossible pour les occidentaux de rivaliser de productivité avec les pays émergents. Mais nous pouvons rester compétitif et innovant en réfléchissant…

Comme individu ou comme organisation, il vous faut prendre le temps de réfléchir.

Published by startupcoach on 29 août 2007

Réseautage et Yulbiz

Hier j’étais au YULbiz Montréal. Comme toujours, il s’en suit plusieurs réflexions.

Une première concernant MyBlogLog et une seconde sur l’éthique relié à certaines particularités du WEB 2.0, notamment les groupes d’intérêts en-ligne.

Pour la nouveaux, la question du jour est « sur quoi tu blogues ? »

Ce qui m’amène sur le « qu’est-ce que vous faîtes ? » fréquemment posé dans les 5à7 de la rentrée. À ce sujet, voici mes réflexions sur le fameux « elevator pitch » ou « elevator speech » selon à qui vous en parlez.

Article que j’ai écrit pour le Journal de Montréal il y 2 ans de ça et remis au goût du jour.

A 45 secondes du succès

Tous les jeunes entrepreneurs attendent leur grande chance, l’Opportunité qui va faire tout démarrer. Un gros client qui va doubler le chiffre d’affaires, un fournisseur hors pair qui va nous faire confiance, un ange financier, un mentor qui vient faire la différence par son réseau de contact. On a tous entendu l’expression ; « L’occasion fait le larron » mais je préfère de loin l’image anglophone ; « Opportunity knocks » ; ça cogne à la porte, ne perdez pas de temps à ouvrir. Effectivement, au détour d’un corridor lors d’une conférence, à la sortie des toilettes, au golf, lors d’une ballade en vélo, dans une file à l’aéroport, à l’entracte d’un spectacle, assis à la table attenante à la vôtre au resto, les situations anodines recèlent leurs lots d’opportunités. Pour ne pas traîner pour le reste de votre vie d’entrepreneurs un « J’aurais donc dû lui parler », je vous propose de vous pencher sur une façon de plus en plus répandue de profiter de ces courtes opportunités ; The elevator speech

Pourquoi ce terme ? L’occasion d’intéresser quelqu’un d’important à ce qu’on fait ne se présente pas souvent et le temps d’attention qui nous est alloué est souvent très court. Autrement dit entre le temps où quelqu’un entre dans un ascenseur avec vous et le moment où il ressort, vous devez l’amener à s’intéresser à vous.

Il s’agit d’une présentation courte et concise, bien préparée, bien répétée et que tous peuvent comprendre. Vous ne cherchez pas un client, vous ne vendez ni produits ni services ! Vous voulez faire « tripper » votre interlocuteur. Vous « vendez » l’entreprise pas le produit. Vous vendez l’intérêt de faire partie de votre merveilleuse aventure. Vous n’avez surtout pas à tout dire. Bien au contraire vous voulez susciter la curiosité. Gagner le premier round consiste à s’assurer que votre interlocuteur vous pose des questions plus précises. Ne tombez pas dans le piège qu’il s’agit d’un exercice facile. Bien au contraire. Un peu comme pour la rédaction de votre mission d’entreprise, le choix des mots, et sur quoi vous mettez l’importance, fait du contenu d’un « Elevator speech » un choix souvent déchirant.

Voici un petit canevas de travail : Pour chacun de ces sujets, imaginez que vous êtes dans un quiz télévisé avec un compte à rebours, vous avez 10 secondes, PAS PLUS, pour expliquer de façon à ce que quelqu’un qui n’a rien à voir avec votre domaine puisse comprendre et ça je vous recommande fortement de tester 2 fois plutôt qu’une…. Une fois passé ce 10 secondes vous êtes éliminé ! J’entends déjà le « buzzer » d’ici…..Votre produit/votre service : Sa différence, son unicité, le procédé de fabrication, la technologie derrière, sa façon différente de le présenter.

Votre marché : Démontrer à quel point il est captif et qu’il se développe

Votre modèle de revenu : « Show me the money » disait-on dans le film Jerry Maguire. Ici, les « passes de cash » n’impressionne personne. Trop de gens à qui vous parlerez ont vécu et connu le flop des projets sur l’internet. Ce qu’on cherche c’est la répétition d’entrées d’argent et pourquoi les gens n’ont pas le choix de payer et de faire affaires avec vous. Vous évitez les « si »… si vous ne voulez pas perdre votre crédibilité.

Qui est derrière vous : La composition de votre conseil d’administration, les chercheurs, les conseillers. Faites du « name dropping » c’est le temps.

Vos compétiteurs : Ne cachez pas vos compétiteurs. La meilleure façon de convaincre que votre truc est intéressant c’est démontrer qu’on cherche à vous copier ou à profiter de votre marché. Le réflexe naturel des gens c’est de se dire « Sil n’y a personne, il n’y a pas d’argent à faire ».

Votre différence : votre proposition unique de ventes

Je ne saurai insister assez sur l’importance d’être passionnant dans votre récit. Vous ne récitez pas une série de faits vous racontez une histoire. Et j’insiste sur l’aspect narration. Si vous trouvez cela inutile faites l’exercice suivant. Mettez sur papier une liste de vingt objets qui non pas nécessairement rapport entre eux. Nommez les à quelqu’un, un à la suite de l’autre d’un débit constant, une seule fois et demander à vos interlocuteurs de vous répéter la liste. Ensuite reprenez cette liste et racontez une histoire dans laquelle vous intégrerez tous ces éléments et constatez à quel point vos interlocuteurs vont se rappeler de presque tous les éléments…Et n’est-ce pas le but cherché ?

Vous voulez que les gens à qui vous parlez 30 à 60 secondes retiennent à quel point votre cas est unique ? Vous avez intérêt à raconter une belle histoire…

Le premier paragraphe est la plus important. Elle doit « accrocher » votre auditeur. Généralement, une question du genre « Saviez-vous que… » Dans ce contexte vous comprenez que l’ordre dans lequel vous abordez les sujets est sujet à changement selon l’interlocuteur et le secteur vous opérer.

Finalement, assurez-vous de faire une demande à la fin. Aussi anodine que de demander la carte d’affaires de la personne en lui demandant si elle vous autorise à reprendre contact. Si elle dit oui, c’est une nouvelle ouverture qu’il faudra bien exploiter, Si elle vous pose des questions avec intérêts, vous saurez que vous avez composé et livré un bon elevator speech.

 

 

Published by startupcoach on 15 mai 2007

Un plan d’affaires, un business plan…pourquoi ?

Bonjour…

Ça sent l’été. On « dépoussière » on fait le ménage on se lance dans des projets prometteurs. J’en profite pour « dépoussiérer » un concept bien ancré, celui du plan d’affaires.

Une prise de conscience

Pendant mes dernières années à titre de directeur du Centre d’entrepreneurship Hec-Poly-Udem et surtout comme chargé de cours à l’École des HEC Montréal, je me posais de plus en plus de questions sur l’efficacité du plan d’affaires comme outil utile au démarrage. Je me suis surpris souvent à dire que le processus était plus important que le résultat!!!

J’ai trop vu dans le cadre de mon travail, dans celui de président du comité d’octroi de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse et à la CDEC CDN-NDG, des plans d’affaires solides mais pour lesquels j’avais la certitude que le projet ne verrait pas le jour ou ne tiendrait pas la route. J’ai trop vu de champions de l’écriture du plan d’affaires, de coureurs de concours. Tristement, j’ai vu des entrepreneurs s’embourber dans la livraison d’éléments du plan d’affaires plutôt que se concentrer sur les ventes et la recherche de clients.

Un déclenchement

J’entends encore le jeune PDG d’Eworld music, me dire à quel point il avait perdu un temps précieux et sa fenêtre d’opportunité, à répondre aux demandes des différents conseillers des différents organismes subventionnaires exigeant un plan d’affaires. Cet exemple s’est répété à maintes reprise dans le cadre de mon cours « Bâtir son projet d’entreprise » que je centrais sur le plan d’affaires ! J’ai bien ajusté le tir par la suite, mais la réponse n’était pas encore là. En mettant plus d’emphase sur la note sectorielle, en se concentrant le plan financier sur un an, en envoyant les gens sur le terrain le plus rapidement possible, la situation s’est améliorée.

Il n’y a pas d’outil parfait. Mais j’en étais rendu à me demander si l’hégémonie du plan d’affaires comme outil de planification n’avait pas de conséquences négatives au moment d’agir, au moment de démarrer pour vrai ? Peut-il être à déconseiller dans certains cas ?

Suite à la lecture d’une entrée sur la nécessité du plan d’affaires dans le blog de Guy Kawasaki, j’ai eu une conversation sur le sujet avec mon ami et mentor Claude Ananou. Claude étant plus curieux que moi, il a réalisé que le fondement scientifique derrière les arguments de Kawasaki reposaient sur une étude récente de William Bygrave de l’Université Babson, une université très cotée en ce qui concerne l’entrepreneurship.

Cet événement a inspiré un Blog à mon ami Claude et sa première entrée concerne les quiproquos du plan d’affaires.

Il y a bien des points de vue à débattre mais nous pensons que le plan d’affaires manque cruellement d’actions à court terme…et que dans sa forme actuelle, représente, de par ses exigences, une énorme perte de temps

Une nouvelle façon plus directe, plus terrain et moins romancée de préparer son démarrage a été développée par Raphael Cohen.

 

Concevoir et lancer un projet

Voici mon petit résumé sur ce bouquin.

Un des avantages de l’approche de Cohen c’est son applicabilité à tous genre de projet. Donc, si vous êtes à l’intérieur d’une entreprise qui pense expansion, nouveaux produits ou essaimage (spin-off), ce livre s’adresse autant à vous qu’aux entrepreneurs.

Déjà, comme vent de nouveauté, le système s’appelle IpOp. (hip-hop) Dans son appellation ça fait déjà plus rythmé…L’Innovation par l’Opportunité.

Mais pour moi, l’aspect le plus pratique, demeure une mise en action rapide. Dans son appel constant à la prise de décision. avec validation sur le terrain.

L’aspect go/nogo du livre n’est pas sans déplaire. Son analyse de l’opportunité permet de stopper le processus de développement avant de s’enfoncer dans des scénarios x et y comme le ferait un plan d’affaires. La mise en place d’un arbre de décision simple mais puissant permet aussi d’éviter de travailler inutilement. Chaque élément exige un travail terrain qui place le promoteur dans l’action.

Chaque chapitre est agrémenté d’une anecdote rigolote qui permet de mettre les choses en perspectives et ces anecdotes s’avèrent un excellent truc mnémotechnique pour se rappeler des grandes étapes de l’analyse.

Chaque section, chaque nouvelle étape vient renforcer le modèle déjà en place.

Des approches nouvelles et fraîches. Une nouvelle façon de voir les opportunités, un concept d’indicateurs clés de performance, une approche des parties prenantes, les critères de décisions des clients et comment établir un benchmark pour ceux-ci, les 5 « F » de l’achat, l’expérience unique du client, enfin un modèle économique et les facteurs clés de succès reliés.

La plupart sont des facteurs décisionnels que l’on ne retrouve pas dans un plan d’affaires traditionnel.

Tout ces éléments s’ajoutent à certains éléments que l’on retrouve dans la note sectorielle telles que proposé par les experts d’ici. De plus l’articulation de ces concepts dans une suite logique permet de préparer une « défense » du projet nettement plus systématique et articulé qu’un plan d’affaires. Cette approche permet de faire des présentations nettement plus percutantes à ses bailleurs de fonds, ce qui en soi est une victoire pour tout le monde, mais elle prépare l’entrepreneur face aux actes à poser dès les premiers moments de l’existence de l’entreprise. Les gestes qui font cruellement défaut aux nouveaux entrepreneurs.

Pour en faire l’achat, cliquez sur le lien ci-dessous.

Concevoir et lancer un projet

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Un coach ne prend pas les décisions à votre place, il vous aide à agir. Il permet de vous surpasser. Quand vous avez de bons outils et de bons conseils souvent le problème c’est de passer à l’action. Le coach est là pour ça. C’est un catalyseur. Par ces observations et ses requêtes, il vous fera avancer plus rapidement. En vous amenant hors de votre zone de confort, il vous permettra d’obtenir des résultats qui vous surprendront.

Le coaching entrepreneurial n’est pas du conseil. C’est le travail de quelqu’un qui comprend intimement la démarche entrepreneuriale et qui sait ce qu’il faut faire pour y arriver. En anglais, je vous dirais « OK, you talk the talk, now, show me you can walk the walk... » et qui vous accompagnerait dans votre marche, un pas à la fois, en vous rappelant de regarder droit devant…bref, une façon certaine d’opérationnaliser votre projet!