Archive for the 'Ëtre en affaires' Category

Published by startupcoach on 23 sept 2010

Des précisions sur l’article du Journal de Montréal

Première précision importante:

Je n’étais pas administrateur de la CDEC de CDN-NDG mais bien président du comité d’octroi du Fli et du Solide pendant 2 ans et administrateur pour 3 autres. Ceci dit je maintiens mon point de vue sur les 2 rapports cités dans l’article.

Je maintiens que de par son « volet » communautaire, ces organismes prennent souvent des risques avec les entrepreneurs que l’on soutient, qui à mon avis, sont voués à l’échec. Par contre, c’est dans la philosophie de donner une chance et dans le mandat de sensibilisation à l’entrepreneurship

L’utilisation du mot catastrophique est sans doute un peu fort (et je ne me souviens pas de l’avoir utilisé) mais je me rappelle de la réaction dans la salle lors de la présentation du sondage fait auprès de 15 000 entrepreneurs fait par Léger Marketing pour le compte de la Fondation de l’entrepreneurship l’an dernier. L’effet était une vrai douche froide. Maintenant, les résultats provinciaux sont-ils représentatifs des résultats de Montréal ? C’est un pas que je n’ai pas oser faire.

Quant à l’industrie de l’entrepreneuriat, je continue à croire qu’elle existe! Déjà au début des années 2000 certains entrepreneurs dénonçaient les montants d’argent mis dans le système de support plutôt que dans les coffres des « vrais » créateurs d’emploi.

Chacun pige dans la sacoche comme il peut…

Published by startupcoach on 23 sept 2010

C’est MON carré de sable! (cours #4)

J’aime utiliser la métaphore du carré de sable pour parler du travail à faire dans une note sectorielle. En effet, bien qu’on se retrouve toujours dans le sable, plus souvent avec des petits camions, les règles de fonctionnement ont été déterminées et fixées par les enfants qui y sont déjà. De plus, votre arrivée peut venir changer les règles de fonctionnement.

Je n’entrerai pas dans les détails ici des modèle d’analyse de l’environnement industriel de Porter, dans l’analyse MOFF ou encore dans PESTEL (SPECTRE dans la méthode SynOpp). Je vous laisse faire vos recherches et vos découvertes. Toutefois, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que trop souvent on se contente de décrire l’état de lieux, de définir le contexte, sans pousser l’analyse de ceux-ci.

Il faut pousser l’ANALYSE, micro et macro, si vous voulez être en mesure de saisir ce qui peut s’avérer une menace ou une bénédiction pour votre projet.

Le  grand Wayne Gretsky disait « Be where the puck will be ». Au hockey on parle de ‘ « dans quelques secondes » en entrepreneurship on parle de: « quand je vais être en opération » . Est-ce 1 mois, 3 mois, l’an prochain ? Si vous ne faîtes pas ce travail, comment voulez-vous vous positionner par rapport aux autres entreprises déjà présentes sur le marché.

Faîtes une première lecture de la situation, tirez-en vos premières hypothèses et PARTEZ à la recherche d’une meilleure compréhension et de validations pour vos hypothèses.

À la page 97 du bouquin vous verrez une liste de facteurs-clés de succès possible. Il ne suffit pas de mentionner mais aussi d’expliquer le mécanisme qui va  rendre ce facteur un succès!

Restez sur le qui-vive. Des alliances peuvent se former, des jeux politiques peuvent prendre place avec les fournisseurs, des changements dans le marketing-mix des joueurs en place peuvent rendre éphémère votre facteur-clé! Il vous faut…

  • Souplesse; vitesse de réaction
  • Créativité: capacité à générer des scénarios
  • Itérations: capacité à raffiner votre solution

Bien que l’on puisse faire de formidable « notes sectorielles » à partir du WEB et des bibliothèques, rien ne vaut le terrain. De plus, si votre produit/service est nouveau, moins vous avez le choix, il FAUT aller sur le terrain. Questionnez le besoin…et ensuite seulement, questionnez vos solutions. Laissez les gens « utiliser » votre produit/service MAIS le plus possible en situation réelle.

Vous avez une excellente « table des matières » de note sectorielle à partir de la page 112. Toutfois, je vous laisse avec l’histoire suivante…

Deux hommes se promenait dans la Jungle du Bengale lorsqu’un des hommes s’arrête net. Il tend l’oreille et chuchote à son ami. « Écoute! Il y a un tigre qui s’approche ». En effet, le bruit dans les herbes et les plantes donnait l’impression de quelque chose de lourd, se déplaçant à pas feutrés…

L’homme qui venait de parler se mit à se déplacer rapidement loin de la scène alors que son collègue s’assit par terre et ouvrit son sac à dos.

« Mais qu’est-ce que tu fais là ? » demanda le premier

L’homme par terre répondit en retirait ses bottes de marche pour les remplacer par des espadrilles, « je n’ai pas d’espoir de courir plus vite que le tigre, alors je m’assure de pouvoir courir plus vite que toi! »….

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Quel sera l’avantage qui vous permettra de distancer un ou plusieurs de vos concurrents ?

Published by startupcoach on 20 sept 2010

« Créactivité » ; ingrédient essentiel pour l’entrepreneur (cours#3)

Petit rappel. Ceci n’est pas un résumé des lectures mais bien les réactions qu’elles provoquent chez moi. Les opinions émises ici n’impliquent que moi-même.

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Je suis créatif mais il me reste beaucoup de travail avant de devenir « créactif ».  J’ai découvert l’importante différence entre les deux en devenant travailleur autonome/entrepreneur. J’ai toujours été un homme d’idées, un homme de solutions. Pendant plusieurs années mon travail a consisté à trouver des solutions pour d’autres. Les faire réfléchir hors des sentiers battus, leur faire voir des opportunités cachées, leurs donner les outils pour faire sauter leurs barrières…

Après 3 ans en affaires je me rends compte que ma faculté de générer des idées, de bonnes idées (je sais ce n’est pas modeste, mais la modestie des québécois est une épine au pied de la croissance économique de cette province) n’a pas ralentie. Par contre, les résultats suivent moins bien pour moi que pour mes clients. Raison ?  Je ne suis pas « cré-actif » ! Voilà! (L’OLF peut se pencher sur le cas maintenant). Cette phase de mettre la créativité en action est une caractéristique fondamentale du succès de l’entrepreneur.

Avoir des idées est une chose, créer…une autre!

Et au-delà d’une création artistique, la créativité de l’entrepreneur doit être « utile ». C’est là que l’orgueil entre en ligne de compte. Montrez-moi un entrepreneur incompris et je vous montrerai un entrepreneur en position financière précaire. Il faut donc créer, juste assez loin du cadre pour surprendre mais pas trop loin pour rester compris, pour rester dans l’acceptable.

Vous pouvez déduire assez facilement que pour réussir à « vendre » ça, il faut savoir négocier et bien sur, savoir vendre! Sans compter que plus vous vous attaquez à un domaine sclérosé et dont le gagne-pain de plusieurs repose sur le statu quo (comme le « milieu » du plan d’affaires par exemple), plus la résistance sera grande

Ce qui va aider c’est le cadre de référence. Dans le cas qui nous intéresse c’est la connaissance et la compréhension du secteur dans lequel cette « cré-activité » prend place. Cette compréhension du secteur passe par un travail qui, dans le jargon, s’appelle une ‘note sectorielle ». J’y reviendrai dans les prochaines semaines

J’aime bien lorsque Baronet mentionne qu’il faut « une connaissance suffisante-pas trop profonde » d’un domaine. En effet, à trop connaître, on perd une certaine « fraîcheur » du regard. Cette fraîcheur du regard permettra d’avoir des intuitions, de déceler des opportunités à construire.

Oui, à construire….

Il est trop facile d’avoir un « flash » et de se mettre à extrapoler sur la fortune à venir. Car si la créativité mène souvent à l’innovation, celle-ci doit répondre à un besoin si elle veut la moindre chance de survivre.  Tant qu’à ^parler de « flash » j,aime bien l’exemple de la FLIP. Alors que les fabricant de caméra redoublait d’innovations et de gadgets sur leurs appareil, un petit fabricant s’intéresse à ce que les gens veulent, dans l’usage normal. Ils se sont vite rendu compte que Monsieur et Madame tout le monde trouvaient les caméras difficile à comprendre et vivaient une insatisfaction grandissante devant l’impossibilité de se servir de toutes ces fonctions pour lesquelles ils payaient. Arrive sur le marché une caméra simplissime d’utilisation mais qui produit des films en HD. Ils ont pris tout le monde de la vidéo par surpise….

Bref, les gens ont besoin de quoi ? Avant même de parler de solutions. Mettez l’emphase sur les frustrations vécues pas celles que vous croyez faire disparaître avec votre solution. De plus, il y a les besoins qui sont là et ceux qui s’en viennent; les tendances.

Faîtes attention de ne pas tomber dans le piège d’évaluer votre opportunité AVANT d’évaluer le besoin. Une fois le besoin bien cerné, c’est là que votre « créactivité » sera mise à contribution en faisant de rapides itérations, pour ajuster votre solutions aux RÉELS besoins de vos futurs consommateurs. Rappelez-vous la FLIP. Que font les gens avec votre solution ?

Vous avez de la difficulté avec la notion de besoin ? Regardez les pages 232 et 233 du bouquin pour vous inspirer des questions qui sont là.

Assez réfléchi ?

Prenez une décision! Quel besoin irez-vous comprendre sur le terrain ?

Passez à l’action! Quel est le plus petit geste à poser AUJOURD’HUI pour que votre projet avance ?

Vous en voulez plus sur le besoin ? Je vous invite à lire mes 2 précédents billets sur le sujets

http://alaintheriault.com/startupcoach/2010/02/10/ca-commence-par-un-besoin-1/

http://alaintheriault.com/startupcoach/2010/02/11/ca-commence-par-un-besoin-2/

Published by startupcoach on 08 sept 2010

Pratique entrepreneuriale (cours #2)

Dans le collectif  « De l’intuition au projet d’entreprise » mon collègue Claude Ananou, consacre un chapitre aux « entreprises du 21ieme siècle ». Je trouve très à-propos  d’aborder ce chapitre par un regard sur un contexte économique en constant changement.

Voici les 10 points qu’il considère comme nécessaires à la nouvelle entreprise

  1. Être agent du système planétaire
  2. Chercher la flexibilité
  3. S’orienter vers le savoir
  4. Être innovatrice
  5. Tendre vers le non-conformisme
  6. Réduire ses frais fixes
  7. Être interactive
  8. Assurer sa profitabilité
  9. Chercher la convivialité
  10. Etre éthique

La rapidité avec laquelle les contextes d’affaires changent, la rapidité avec laquelle l’information circule, la circulation mondiale des fonds monétaires, l’impartition/sous-traitance un peu partout sur la planète, demandent à l’entrepreneur et à son entreprise une vitesse de décision et d’exécution rarement vue aux cours des dernières années.

En même temps si ce contexte vous mets de la pression, sachez qu’il créer aussi beaucoup d’opportunités, saurez-vous les saisir ?

Cette souplesse nécessaire a donné naissance à des approches novatrices en démarrage d’entreprises. L’approche SynOpp bien sûr mais aussi le « lean startup » très populaire aux États-Unis en ce moment. Pour en savoir plus lisez les blogs d’ Eric Ries et de Steve Blank, De plus, un nouvel incubateur vient de voir le jour à Montréal, basé sur les principes du lean startup : Yearonelabs.

Cette vitesse de circulation de l’information et de prise de décisions renforce la nécessité pour une entreprise d’être en interaction constante avec son client. Ce qui me fait dire que les médias sociaux sont là pour rester mais la façon d’y interagir va encore évoluer.

Dans cette liste, sur quel(s) point(s) considérez-vous votre startup comme une entreprise du 21ième siècle ?

Quant à M. Filion qui parle du métier d’entrepreneur, Il identifie 10 composantes du métier d’entrepreneur

  1. Identifier/Créer des opportunités
  2. Définir des contextes (vision)
  3. Prendre des décisions
  4. Mettre en œuvre
  5. Négocier
  6. Acheter
  7. mettre en marché
  8. Vendre
  9. Savoir s’entourer
  10. Déléguer

Dans un monde idéal, je veux bien. Mais à mon avis on peut faire un bon bout de chemin avec le point 9. Quand on connaît bien ses forces (talents naturels+formation+expérience), on a tout intérêt à mettre son énergie là-dessus et s’entourer des gens qui peuvent faire très bien  ce que l’on fait plutôt mal. De plus en entrepreneurship encore plus que partout ailleurs en affaires, « la fonction créer l’organe ». Si vous voulez mon avis, des fois vaut mieux greffer que de faire pousser. Plus court et moins douloureux ;-)

Par contre j’aime bien « créer » des opportunités et bien qu’on parle souvent des talents d’innovateur des entrepreneurs, est-ce que reprendre avec succès un concept qui fonctionne ailleurs est innovateur ? Beaucoup d’entrepreneurs se sont mis riches à coup de « me-too businesses ». Est-ce qu’adapter un concept étranger au contexte local est innovateur ? SVP, ne gâchons pas notre plaisir de faire rouler l’Économie.

Dans ces 10 points, lequel est votre force comme entrepreneur ?

Il nous parle ensuite des sphères de vie.

  1. Spirituelle
  2. Intellectuelle
  3. Énergétique
  4. Familiale
  5. Créative
  6. Sociale
  7. Professionnelle
  8. Entrepreneuriale
  9. Matérielle
  10. Contributive

Concept fondamental en coaching, je n’ai jamais rencontré un entrepreneur qui réfléchissait aussi profondément à l’impact de son projet sur sa vie personnelle. On peut bien recommander de faire cet exercice, cela me semble irréaliste dans le contexte d’un démarrage. Cela cadre  bien mal avec l’urgence de démarrer typique de quelqu’un qui vient de trouver une intuition/idée d’affaires. Toutefois, je ne soulignerai jamais assez l’importance d’avoir une passion en dehors de son démarrage.

J’ai réalisé à quel point, la nécessité de « décrcocher » est importante pour pouvoir prendre des décisions importantes.  Bien que convaincu de la chose, un exemple me reste gravé en mémoire.  Dans le cadre de l’émission « spectacle » avec Elvis Costello, j’ai eu la chance d’entendre Bill Clinton (L’ex-président des États-Unis) parler de l’importance de son saxophone. Il expliquait qu’avant chaque grand meeting où des décisions importantes devant être prises, il prenait 30 minutes pour s’enfermer dans son « music room » pour y jouer du saxophone, pour faire le vide et être « relax » avant d’aller dans le bureau ovale.

Il s’agit de garder une certaine hygiène mentale….

À quelle sphère faites-vous plus attention ?

Quel est votre passion en dehors de votre startup ?

Finalement, si vous avez un texte à lire, trouvez « Le créateur d’entreprise est un bricoleur » d’Olivier Toutain et Alain Fayolle.  Très recommandé pour les étudiants du cours pour comprendre la pédagogie de celui-ci! Ce texte s’inscrit dans la ligne de pensée de l’approche SynOpp et soulève certains points de vue fort pertinents. Un  pivot fondamental dans la perception du « travail » de l’entrepreneur c’est que pour ces messieurs, l’entrepreneur dans le développement de son projet fonctionne par induction (il ne déduit pas!)

L’autre élément clé est l’interprétation entrepreneuriale d’une recherche menée en 2001.  L’emphase mise sur la créativité en opposition avec la logique prédictive, illustre parfaitement ma façon de voir le démarrage. On ouvre le frigo et on fait à souper avec ce que l’on a…et on ne commence pas par écrire une recette sans savoir ce qu’on a sous la main….soyons créatif d’abord, logique ensuite!

Bref, c’est un métier qui s’apprend sur le tas. Si certains ont une longueur d’avance (théorique et/ou pratique), celui ou celle qui sera actif sur le terrain, prêt à faire de nombreuses itérations avec son idée apprendra ce qu’il a besoin de savoir et ce qu’il a besoin de faire pour réussir, plus vite que les autres.

Published by startupcoach on 07 sept 2010

Une démarche entrepreneuriale (Cours #1)

Puisque je donne un nouveau cours cet automne aux HEC-Montréal, j’en profiterai pour revisiter les bases de l’entrepreneurship, telles qu’elles sont vues maintenant dans le cadre de ce cours qui portera sur l’approche SynOpp développée par Claude Ananou et moi-même, en collaboration avec Marie-Ange Masson.

Je vais donc, faire les lectures demandées aux étudiants et commenter ici, ces lectures.
Dans une optique d’itérations, thème central de la méthode SynOpp, il est possible que je revienne préciser ma pensée avec le temps.

Étudiants ou lecteurs de mon blogue, n’hésitez pas à laisser vos commentaires.
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Dans le texte « les entrepreneurs et leurs projets«   j’aime bien que M. Toulouse stipule d’entrée de jeu, qu’il s’agit de mettre une idée, un rêve, en action. J’ai vu trop de bonnes idées (y compris certaines des miennes) mourir faute d’actions. Saviez-vous que la plupart des gens, par éducation surtout, pensent dans les secondes qui suivent un éclair de génie, à ce qui ne marchera pas! Pour cette raison, j’aime bien maintenant demander quelle est la plus petite action sur le terrain que mon client peut faire dès demain pour activer la machine, pour se commettre. Bref, faire la distinction entre être intéressé par quelque chose vs être engagé dans quelque chose.

Le texte « L’intuition, l’Écoute et le modèle mental en vue de l’action » de LJ Filion dans le recueil « De l’intuition au projet d’entreprise » permet d’aborder les premières étapes de réflexion de l’entrepreneur. En effet, tout part d’une intuition. Une intuition alimentée par un cadre de référence connu. Une intuition qui une interprétation floue d’un raisonnement logique. On se laisse de la marge de manœuvre.

La suite relève de la curiosité. Il faut nourrir la machine, nourrir ce cerveau droit qui ne carbure pas à la logique. Tester, poser des questions, provoquer les réflexions. Cherchez la compréhension contextuelle, globale. Faites plusieurs boucles successives de travail sur le terrain. Vous êtes à bâtir un cadre de référence plus complexe (modèle mental) qui vous permettra de filtrer les futures informations. Ne cherchez pas à valider trop vite, vous pourriez vous priver de solutions possibles.

Réflexions-Décisions-Actions.

Cette boucle sera présente tout au long du processus. N’oubliez pas que le feedback de vos actions viendra alimenter vos réflexions, et par conséquent vous pourriez être appelé à revoir vos décisions antérieures.Je le répète, partez l’esprit ouvert…

Dans « la création d’entreprise un processus complexe » on constate l’ampleur du défi d’un entrepreneur. Le large spectre de sujets à traiter, de décisions à prendre fait en sorte qu’à mon avis, c’est le manque de discipline et de rigueur dans les actions à poser qui est l’Épée de Damoclès des entrepreneurs.

Il y a beaucoup à faire, et peu de temps pour le faire. Il y a non seulement un nouveau concept à « vendre » (produits et/ou services), il y a une nouvelle entreprise à monter et à apprivoiser. La courbe d’apprentissage est une montée abrupte! Une statistique intéressante démontre que lors d’un 2ième démarrage, les entrepreneurs consacrent 25% plus de temps à « vendre ». Ça devrait servir de leçon…

Je ne reviendrai pas dans le cadre de ce billet sur le rôle que peut jouer le plan d’affaires dans cet apprentissage. Je dirai uniquement que c’est à ce stade-ci qu’il peut devenir anti-entrepreneurial!

M. Filion parle de 4 étapes Intiution, Pérparation, Démarrage et Consolidation. Je n’ai pas les années de recherche de M » Filion, mais j’ai par contre beaucoup de « terrain », autant au pré-démarrage qu’avec les entrepreneurs ayant démarré depuis peu. À mon avis, les 3 premières sont assez souples et les entrepreneurs oscillent et alternent entre ces 3 « taches » nécessaires à la mise en route de leur projet.

L’utilisation de la méthode SynOpp sur le terrain à raccourci considérablement le temps de lancement d’une entreprise.

Quand on me parle de l’anxiété vécu par un entrepreneur mal préparé, j’ai tendance à rétorquer que celui-ci a probablement trop réfléchi. Tellement qu’il a peur de prendre une décision. On mire, on mire, on mire, on vise la cible mais on ne connait pas les ajustements à apporter tant que l’on n’a pas tiré au moins une fois!

Je crois qu’une des clés pédagogiques de l’entrepreneurship, c’est la formation à la prise de décision…rapide!

Parlant de décision, que décidez-vous de faire aujourd’hui pour faire avancer votre idée, votre rêve, votre projet d’entreprise.

La perfection est rarement bonne conseillère au démarrage.

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