Archive for the 'Entrepreneurship' Category

Published by startupcoach on 22 sept 2011

L’autre grand courant de pensée

J’ai commencé hier une série de billets sur le « Lean Startup ». Je me suis dis que le moment était idéal pour parler, et comparer avec l’autre grand mouvement mondial pour comprendre l’entrepreneurship « gagnant »; l’Effectual Entrepreneurship de Stuart Read. Sara Sarasvathy. (<-très bons vidéos derrière ce lien) Nick Drew, Robert Wiltbank et Anne-Valérie Ohisson.

Commençons donc par les comparables, les piliers sur lesquels reposent l’approche. Dans ce cas-ci:

1- Commencer avec ce que vous avez.

Qui êtes-vous, que savez-vous, qui connaissez-vous ?

2-Déterminez ce que vous êtes prêts à perdre.

« Focussez » sur le scénario le moins bon. Êtes-vous capable de vivre avec ça ? Oui ? Bon bien foncez!

3- Servez-vous des imprévus comme levier.

Il va y en avoir, aussi bien vous y faire, les attendre et en profiter. Dans la méthode SynOpp on parle d’embrasser l’incertitude et l’inconnu

4-Construisez des partenariats.

Assurez-vous toutefois, d’avoir des gens « engagés » dans le projet plutôt que juste « intéressés » à celui-ci.

5- Créer vos opportunités.

Travailler à créer le futur avec ce que vous contrôlez. Ici aussi cela rejoint un élément clé de l’approche SynOpp, les opportunités se créent.

 

 

Published by startupcoach on 11 avr 2011

Bâtir une armée d’entrepreneurs-II: L’utopie scolaire

« Nous avons besoin d’une société entrepreneuriale à l’intérieur de laquelle l’innovation et l’entrepreneurship sont des phénomènes normaux, réguliers et continus. » – Peter Drucker

L’école

L’entraînement à l’entrepreneurship devrait faire partie de la formation des Maîtres. Pourquoi pas des profs d’entrepreneurship comme il existe des professeurs d’éducation physique. Un cours par semaine. Prise de décisions, prise de risques, apprentissage de l’échec, apprendre à poser des questions, apprendre à vendre, apprendre à trouver des solutions pratiques (pas juste théoriques). Le tout  adapté à l’âge des élèves. Bien sur, les profs devront être eux-même des entrepreneurs (en puissance ou d’anciens) mais de grâce, évitons les « spécialistes » du démarrage qui ont peur de se mouiller…

Appelons ça, « formation à la débrouillardise » si vous voulez. Des défis  à la hauteur de leurs capacités, du primaire à l’université! Nos futurs diplômés seront mieux équipés pour faire face à la réalité du marché du travail. Pourquoi former uniquement une main-d’œuvre servile ? Si l’embauche se fait dans un climat de réelle interdépendance, croyez-vous vraiment que l’existence de syndicats est encore justifié ?

Mondialement ça bouge…

Certains gouvernement défriche un terreau fertile…

Quand je pense à la Chine avec son Entrepreneurship Foundation for Graduates (EFG), un fond d’aide au démarrage pour les diplômés (Les constructeurs de bagnoles investissent bien tous 750$ pour capturer et fidéliser un jeune à la marque, on devrait pouvoir faire pareil)

ou encore à l’Angleterre qui s’est engagée à supporter TOUTE école qui opère sa propre entreprise par l’entremise d’un programme appelé « The Enterprise Champions Programme ».  Les Écoles on accès en ligne à des ressources, du matériel et des conseils pratiques pour les professeurs ! Le  gouvernement va aider les écoles à impliquer des « champions locaux » qui viendront supporter l’entreprise de l’École et augmenter le sens des affaires. …

et certaines universités montrent le chemin…

Le programme de Foundations of Managing and Entrepreneurship (Fondations du management et de l’entrepreneurship) cours obligatoire de 1ère année à l’université Babson . Il y  aaussi

et le

 

Le Québec n’est pas si mal mais beaucoup reste à faire. Je salue les JEQ qui font de l’excellent boulot à grande échelle au Québec mais à beaucoup trop petite au plan local! Le concours québécois en entrepreneurship est digne de mention mais ça manque de suivi pour vraiment avoir une impact sociétal. L’ACEE aussi fait sa part mais mis à part quelques individus issus du mouvement, l’impact à long terme sur le développement entrepreneurial de la société québécoise reste faible. Ces trois joueurs font beaucoup plus qu’on le pense pour le Québec mais c’est de l’écrémage (en terme marketing).

Il faut pousser plus loin, il faut « élever » des entrepreneurs ! Comme on élève des enfants. Inculquer des habitudes, des façons de faire. Regardez ce super vidéo (en anglais) regardez le 2 fois s’il le faut, vous allez comprendre où je veux en venir

 

Imaginez que les JEQ, le CQE et l’ACEE c’est le bout de l’entonnoir, il faut remplir le haut de cet entonnoir.

Plus tard cette semaine…des choix de société!

Published by startupcoach on 24 fév 2011

L’entrepreneur et l’insécurité

Oui, le titre vient de l’ »article de Pierre Duhamel dans LaPresse.

J’ai voulu passer un commentaire mais finalement je trouvais plus pratique de passer mes commentaires ici compte tenu de la longueur de la réponse. J’irai placer une « conclusion » dans ke texte de M. Duhamel.

Dans la méthode SynOpp,  j’aime bien placer un continuum Probabilité->Incertitude->Inconnu quand j’aborde la question de l’insécurité. D’abord définissons les termes. Probabilité: Calcul mathématique permettant de déterminé que quelque chose se produisent avec +/- de certitude. Incertitude: possibilité qu’un événement prenne place mais pas moyen de quantitfier. Puis l‘inconnu, mais…c’est inconnu, on ne sait pas!

D’une manière générale, les cadres en entreprises sont très à l’aise avec la probabilité et deviennent nerveux à mi-chemin de l’incertitude. La plupart des entrepreneurs n’ont que peu d’intérêt pour les probabilités, se sentent à l’aise avec l’incertitude et sentent une certaine nervosité en fonction de l’inconnu.

Ce qui n’empêche pas certains entrepreneurs d’être tellement confiant que l’inconnu ne les dérange pas.

Une étude d’Havard il y a quelques années et une autre de la American Marketing Association ont abordé le sujet du risque dans le processus décisionnel de l’entrepreneur. (Je suis désolé, je ne les retrouve plus, vous devrez faire acte de foi ). Essentiellement, la différence réside dans deux capacités de l’entrepreneur. La première est ce qu’on défini comme de l »impulsivité contrôlée » et l’autre dans une vision de « avec quels échecs suis-je capable de vivre ? »

Lorsqu’il regarde les deux cotés de la médaille (le « up-side » et le « down-side ») l’entrepreneur décide qu’il peut « vivre » avec le « down-side », toute son énergie devient canalisée sur l’obtention du upside. Il en résulte moins d’hésitations, plus de créativité (un cerveau moins préoccupé fonctionne mieux) et une augmentation des chances de succès. Rendu là, l’insécurité n’existe plus!

Published by startupcoach on 18 mar 2010

2 entrevues à propos de la méthode SynOpp

Mon partenaire dans le projet SynOpp, Claude Ananou, est très sollicité par les médias en ce moment suite au lancement du livre « de l’intuition au projet d’entreprise »

Radio- Canada Abitibi

et

Radio-Canada Gaspésie

Published by startupcoach on 14 nov 2008

La Campagne, création d’entreprises et soutien à la petite entreprise

Jusqu’à maintenant…selon Les Affaires...Dans les plateformes électorales…

Me méfiant naturellement des promesses, je les regarde comme des objectifs à atteindre.Pour l’instant je me contente de regarder l’objectif final. Il sera intéressant de voir comment ils s’y prendront pour y arriver…

Parti libéral du Québec

  • Fonds d’amorçage de 50 millions de dollars spécialement destiné aux petites entreprises en démarrage.
  • Dix millions sur cinq ans dans un congé fiscal de dix ans pour la commercialisation de brevets québécois.
  • Enveloppe d’un milliard destinée à faire des prêts ou des garanties de prêts

Bon départ.

Trois bonnes mesures. C’est un engagement sérieux au plan financier. J’aime particulièrement le congé fiscal pour la commercialisation des brevets québécois.  La commercialisation est le nerf de la guerre au niveau des nouvelles technologies.  Ce geste permettra à la fois d’aider le financement universitaire pour les institutions qui sauront en profiter, tout en donnant un coup de pouce aux éléments les plus entrepreneuriaux qui les compose. Quant aux entreprises technologiques en démarrage,  je leur souhaite une grande souplesse dans les dépenses admissible à ce congé fiscal.  Les besoins sont grands en commercialistion de la technologie, du « génie québécois », surtout avec l’écart qui se creuse à nouveau entre nous et la devise américaine. Rappelons-nous que souvent, les beoins en commercialisation ne portent pas sur le brevet à proprement dit…

Action démocratique du Québec

  • Crédit d’impôt pour les investisseurs intéressés par des entreprises en démarrage ou nouvellement créées.
  • Déductions fiscales pour les investisseurs intéressés par de petites sociétés québécoises cotées en bourse.
  • Garantie de prêts bancaires au soutien des fonds de roulement émise et gérée par Investissement Québec.

Ils sont encore en réflexion

J’aimerais rappeler les critères de bons objectifs à l’ADQ. Réaliste, Accessible, Mesurable, Pertinent Spécifiques. Alors pour l’instant ça ne passe pas la rampe.
L’unité de mesure est inexistant. Cependant, j’aime l’élément responsabilisation via le crédit d’impot aux investisseurs. De cette façon, il est plus facile d’aller chercher du « love money ». Par contre, dans une économie faible, pas sur que les investisseurs seront nombreux…Bon point aussi pour le soutien au fonds de roulement

Parti québécois

  • Fonds d’investissement de la Caisse de dépôt et placement pour les entreprises québécoises (sept ans).
  • Garanties de prêts par Investissement Québec et la SODEC pour les besoins en fonds de roulement des PME.
  • Fonds d’investissement à la disposition des régions pour les entreprises en prédémarrage et démarrage.

 Une réflexion plus avancée que l’ADQ. Par contre, même critique de base (RAMPS) que pour  l’ADQ.

Toutefois,  ici on cherche à protéger ceux qui ont fait leur preuve via la Caisse de dépot. Très bien.  Bravo aussi pour une aide au fond de roulement. Se faire « tirer la plogue » lorsque nous sommes convaincu que les choses vont aller mieux à court terme est une expérience frustrante pour tout entrepreneur.

Chapeau aussi d’un engagement envers l’industrie culturelle, quoique l’oubli du secteur culturel par le PQ aurait été l’équivalent d’un suicide politique.

L’aide au prédémarrage en région peut être une bonne solution. Il faut cependant s’assurer qu’elle fait effectivement démarrer une activité économique et non pas juste grossir les rangs de l’industrie du démarrage d’entreprise.

Québec solidaire

  • Investir massivement en économie sociale.
  • Financer les centres locaux de développement pour qu’ils bâtissent un plan stratégique social et économique

Comme d’autres promesse de QS, il est difficile d’être contre la vertu. Par contre, en milieu urbain, les investissement dans l’économie sociale font parfois l’objet d’interminables discussions sur qui va avoir le beurre et l’argent du beurre, entre de multiples organismes, et l’association de ces organisme et le regroupement des employés de ces organismes…et je déconne à peine. Il suffit de siéger à une commission sociale pour s’en rendre compte.

Quant aux CLD, ils peuvent faire de grandes choses au plan local.  Toutefois, il faut s’assurer de mesures d’efficacité et s’assurer que l’agenda social ne prennent pas le pas sur l’économique (voir critique du point précédent). De plus, au plan économique, dans les grands centres, il faut s’assurer de liens solides avec la communauté d’affaires locale. Tous les CLD ne sont pas égaux quand vient le temps de mesurer leur impact dans l’économie.

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