Archive for avril, 2011

Published by startupcoach on 12 avr 2011

Bâtir une armée d’entrepreneurs II-a) Dilbert à la rescousse!

Hier j’écrivais sur une utopie, celle d’une École (au sens large du terme) qui formerait des entrepreneurs. Aujourd’hui, je « tombe » (via StumbleUpon c’est vraiment le bon terme) sur un article écrit par Scott Adams (le créateur de Dilbert) dans le Wall Street Journal où il décrit l’importance de former les étudiants de catégorie « B » à l’entrepreneurship….enfin, leur apprendre quelque chose qui va servir si ce ne sont pas des intellos ;-)

Si vous savez lire l’anglais, allez lire l’article, sinon, en voici les grandes lignes:

Apprendre à combiner des Talents/Savoir-faire

Très bonne idée! En se demandant et en testant différentes combinaisons de talents et de savoir-faire, un individu peut en arriver à faire des choses bien uniques! Octroyons plus de crédits pour les activités para-scolaire exigeant des savoir-faire de type entrepreneurial.

L’Échec comme processus d’apprentissage

Honnêtement, tous les étudiants devraient passer par là! Apprendre à échouer c’est fondamental. 1- pour apprendre à se relever, 2-Pour l’humilité, 3-Pour savoir tirer des leçons dans toute situation. Idéalement, des échecs d’affaires dans le chaud giron du monde scolaire ça frappe pas mal moins fort que dans la « vrai » vie. C’est le temps où jamais d’oser quelque chose. Comme je le dis souvent à mes clients, TOUT est un feedback!

Osez l’innovation

Bon, ça va assez bien avec l’idée précédente. Les écoles (particulièrement les CEGEP et les Universités), sont des pépinières d’early-adopters (J’aime pas adopteurs précoces…). Fouillez le pourquoi ils aiment votre innovation…

Donner la chance à la chance de vous trouver!

C’est d’une évidence que ce n’est pas souvent dans une salle de classe remplie de copains qu’on « provoque » la chance. L’École buissonnière, se tenir à la cafétéria et la participation aux activités parascolaire et la débrouillardise que tout ça exige, cachent tout plein d’opportunités. Si vous ne croyez pas que la chance se provoque, allez ici.

Apprendre à faire face à ses peurs

Quand tu es bon dans tous tes cours, il y a très peu de peurs qui sont confrontées. Le confort dans l’incertitude et dans l’inconnu est une grande force des entrepreneurs. Ça se cultive et pas dans les activités où nous sommes bons…Bref, apprendre à prendre des risques… puis soyons un peu intello (C’est mon blog après tout) « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. »Nietzche

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément!-Boileau

On sait tous que dans les cours, les étudiants apprennent souvent à faire du remplissage! Non seulement c’est contre-productif, c’est même nuisible à une bonne présentation. Droit au but! Quel titre pour un cours, vous ne trouvez pas ?

Apprendre à être persuasif!

Quand on ne te sers pas un boulot sur un plateau d’argent, tu as intérêt à être persuasif pour faire valoir ta candidature.  Tant qu’à être coincé dans un boulot de catégorie B (rôle de faire valoir au employés de catégorie A) aussi bien y aller pour la totale et se lancer en affaires. Pour un entrepreneur, c’est utile d’apprendre la psychologie de la persuasion, la vente (pourquoi cela ne s’enseigne pas à l’École je ne comprendrai jamais, on passe notre journée à vendre…) la négociation, le marketing etc.

Je terminerai en citant (traduit) Scott Adams.

« Souvenez-vous, les enfants sont notre futur et la majorité d’entre eux sont des élèves de catégorie B, si cela ne vous fait pas peur, ça devrait » ;-)

 

 

 

 

 

 

Published by startupcoach on 11 avr 2011

Bâtir une armée d’entrepreneurs-II: L’utopie scolaire

« Nous avons besoin d’une société entrepreneuriale à l’intérieur de laquelle l’innovation et l’entrepreneurship sont des phénomènes normaux, réguliers et continus. » – Peter Drucker

L’école

L’entraînement à l’entrepreneurship devrait faire partie de la formation des Maîtres. Pourquoi pas des profs d’entrepreneurship comme il existe des professeurs d’éducation physique. Un cours par semaine. Prise de décisions, prise de risques, apprentissage de l’échec, apprendre à poser des questions, apprendre à vendre, apprendre à trouver des solutions pratiques (pas juste théoriques). Le tout  adapté à l’âge des élèves. Bien sur, les profs devront être eux-même des entrepreneurs (en puissance ou d’anciens) mais de grâce, évitons les « spécialistes » du démarrage qui ont peur de se mouiller…

Appelons ça, « formation à la débrouillardise » si vous voulez. Des défis  à la hauteur de leurs capacités, du primaire à l’université! Nos futurs diplômés seront mieux équipés pour faire face à la réalité du marché du travail. Pourquoi former uniquement une main-d’œuvre servile ? Si l’embauche se fait dans un climat de réelle interdépendance, croyez-vous vraiment que l’existence de syndicats est encore justifié ?

Mondialement ça bouge…

Certains gouvernement défriche un terreau fertile…

Quand je pense à la Chine avec son Entrepreneurship Foundation for Graduates (EFG), un fond d’aide au démarrage pour les diplômés (Les constructeurs de bagnoles investissent bien tous 750$ pour capturer et fidéliser un jeune à la marque, on devrait pouvoir faire pareil)

ou encore à l’Angleterre qui s’est engagée à supporter TOUTE école qui opère sa propre entreprise par l’entremise d’un programme appelé « The Enterprise Champions Programme ».  Les Écoles on accès en ligne à des ressources, du matériel et des conseils pratiques pour les professeurs ! Le  gouvernement va aider les écoles à impliquer des « champions locaux » qui viendront supporter l’entreprise de l’École et augmenter le sens des affaires. …

et certaines universités montrent le chemin…

Le programme de Foundations of Managing and Entrepreneurship (Fondations du management et de l’entrepreneurship) cours obligatoire de 1ère année à l’université Babson . Il y  aaussi

et le

 

Le Québec n’est pas si mal mais beaucoup reste à faire. Je salue les JEQ qui font de l’excellent boulot à grande échelle au Québec mais à beaucoup trop petite au plan local! Le concours québécois en entrepreneurship est digne de mention mais ça manque de suivi pour vraiment avoir une impact sociétal. L’ACEE aussi fait sa part mais mis à part quelques individus issus du mouvement, l’impact à long terme sur le développement entrepreneurial de la société québécoise reste faible. Ces trois joueurs font beaucoup plus qu’on le pense pour le Québec mais c’est de l’écrémage (en terme marketing).

Il faut pousser plus loin, il faut « élever » des entrepreneurs ! Comme on élève des enfants. Inculquer des habitudes, des façons de faire. Regardez ce super vidéo (en anglais) regardez le 2 fois s’il le faut, vous allez comprendre où je veux en venir

 

Imaginez que les JEQ, le CQE et l’ACEE c’est le bout de l’entonnoir, il faut remplir le haut de cet entonnoir.

Plus tard cette semaine…des choix de société!