Published by startupcoach on 10 fév 2008 at 11:15
Sabotage!
Un article paru en fin de semaine dans le quotidien montréalais anglophone The Gazette portait sur une étude des professeurs de psychologie sociale Jason Plaks de l’Université de Toronto et Kristen Stecher de L’Université de Washington. L’article explique que la façon que les gens perçoivent leurs habiletés et connaissances a un impact sur la manière qu’ils réagissent à leur succès de carrière.
S’ils voient leurs habiletés comme fixes (statiques) , toute indication tendant à démontrer qu’ils sont meilleurs qu’ils le croient, sera suivi de réactions de sabotage de leurs opportunités !!!
Et les entrepreneurs ?
Mon partenaire dans Tac-Coaching, Ken Ingram était cité dans cet article. Il y mentionne que les entrepreneurs à succès sont ceux qui croient qu’ils peuvent tout réussir….
Bon, un employé dans un environnement fixe, entouré d’employés tout aussi immobiles, n’aura pas la chance de tester son potentiel, mais un entrepreneur ?
Est-ce que l’auto-sabotage met des limites à ce qu’un (une) entrepreneur peut faire ?
Est-ce possible qu’un entrepreneur choisisse délibérément un environnement qui limite ses chances de succès ?
Qu’un entrepreneur se satisfasse du niveau de succès atteint ?
D’accord, je ne suis pas totalement à l’abri du sabotage moi non plus. Les dernières années se sont passées hors de ma zone de confort, et ce, à plus d’un point de vue. Puis, comme j’ai déjà dit à un de mes coachs (Gilles Barbot d’Esprit de corps) « Je veux bien croire qu’ être hors de sa zone de confort est une excellente opportunité de grandir, mais peut-on retourner dans la zone de confort pour se reposer un peu ?@
Enfin, tout ça pour vous dire que je peux comprendre….
Surtout dans les premières années d’opération, on est souvent à bout de souffle, tellement étiré dans tous les sens qu’on se dit que ça ne peut pas continuer comme ça. Puis vient le moment où vous savez que vous devrez donner un second souffle, un troisième effort.
99 degrés c’est chaud, pourtant, il manque 1 seul degré pour faire toute la différence…
Qui se rappelle des gens qui finissent 4ième aux Olympiques ?
Qu’en est-il des résultats, des récompenses monétaires, de la reconnaissance publique ?
Pour une fraction de seconde, pour cet ultime effort qui fait la différence entre la 3ième et la 2ième place, entre la 2ième et la première, certains auront la fortune et la gloire, d’autres des souvenirs…Pourtant, le tout s’est joué sur une fraction de seconde ou sur un effort surhumain. (Je pense soudainement à Clara Hughes aux Olympiques d’hiver de Torino)
Est-ce que vos habiletés vous gardent à 99 degrés ?
Pensez vous qu’un manque de connaissances, d’habiletés, de savoir-faire ou de bonnes habitudes vous empêche d’atteindre le point d’ébullition de votre entreprise ?
Qu’est-ce qui vous empêche d’atteindre votre plein potentiel ?
Si vous avez des doutes, parlez-en à un coach professionnel.

Paul on 11 fév 2008 at 5:58 #
Votre article me fait penser à un article d’investissement que j’ai lu il y a qq temps et qui m’avait marqué.
Certains secteurs d’activité sont tendu, avec une marge de manœuvre faible et une compétition dure genre à 99% on végète et à 100% on émerge. Statistiquement c’est risqué pour l’investisseur car tout va reposer sur la compétence du manager qui ne peut se permettre d’être juste moyen. Quand je vois les médecins & spécialiste au Canada, je me dis qu’il y a du travail pour tout le monde même les très mauvais.
Je m’investirai pas dans un secteur tel que le sport de compétition.
Gilles Barbot on 12 fév 2008 at 9:39 #
J’aime bien ces comparaisons avec les athlètes Olympiques. Personne ne se souvient du 4eme aux Olympiques, Mais qui se souvient vraiment du 1er au 4×100 m en 1968 par exemple?
L’important est que eux (les athlètes) s’en souviennent: D’avoir tout fait pour réaliser ce qu’il voulait, d’avoir donné leur maximum, pour un rêve. Cet »état » est responsable de la qualité de vie, du savoir être, de la santé mental auquel on assiste parfois dans les organisations.
Les entreprises investissent aujourd’hui dans ce domaine car elle sont, justement, en compétition. et cet »état »fait toute la différence.
Paul on 13 fév 2008 at 10:58 #
@Gilles Barbot
C’est intéressant cette vision centré sur l’organisation et plus sur le manager.
Si on prolonge la réflexion et l’analogie avec les athlètes, l’important aussi c’est qu’ils utilisent pas trop de dopage (nocif) pour réussir.
Pas vraiment pour la morale sportive et les règles mais davantage pour leur santé à long terme.
Sinon j’ai aimé le design de votre site web. Dans votre blog j’ai souri en revoyant la vidéo comique du tapis roulant. +1
Bon entre athlètes, je vous signale un salon du vélo à Montréal cette fin de semaine.
http://expodium.ca/