Archive for juin, 2007

Published by startupcoach on 28 juin 2007

Entrepreneurs “sociaux”

Vous voulez faire une différence?

Vous avez une âme entrepreneuriale mais le coté capitaliste de la chose vous rebute ?

Vous avez de grands idéeaux mais vous n’êtes pas sur que ce soit possible ?

J’ai trouvé sur le blog de Guy Kawasaki un lien vers Frontline World. Sur cette page vous trouverez une série de vidéos inspirants. Des entrepreneurs qui font une différence importante dans la vie des gens. Que ce soit en Afrique, en Inde, au Népal ou en Amérique du Sud, vous trouverez là des raisons de « croire » que vous pouvez faire une différence.

Si ce genre d’entrepreneurship vous passionne, ne ratez pas la chance de lire « Three cups of tea » . L’histoire d’un alpiniste Américain qui décide de redonner à la communauté qui l’a aidé suite à un accident en montagne. Ce geste à déclenché chez lui une mission de vie extraordinaire: Construire des écoles pour filles dans les régions les plus reculées du Pakistan et de l’Afghanistan.

Si vous croyez que votre âge est un handicap, « Free the Children« , vous démontrera que bien des choses sont possibles.

Published by startupcoach on 27 juin 2007

2,7M$ pour encourager l’entrepreneurship noir

Paru aujourd’hui dans plusieurs journaux cette nouvelle est une réaction du gouvernement au rapport l’Urgence d’entreprendre à Montréal.

Souhaitons que le gouvernement soit aussi prompt à réagir sur certaines autres des recommandations du rapport. Je déplore cependant les 360,000$ octroyé à l’embauche de ressources « spécialisées » dans les agences de développement économiques.

Puisqu’on fera appel à l’entreprise privée et à un certain nombre de mentors, l’aspect « culturel » me semble couvert.

Espérons également que les secteurs non-traditionnels à ces communautés culturelles seront privilégiés de manière à encourager d’autres options même à l’intérieur d’un volet entrepreneurial

Published by startupcoach on 26 juin 2007

Entreprendre à Montréal

Depuis avril 2006, un comité s’est penché sur quoi faire pour améliorer l’entrepreneurship à Montréal. Je suis certain que plusieurs villes peuvent s’en inspirer. L’ensemble des documents se trouve sur le site suivant:

www.fmmj.ca/activites/pem.php

La stratégie finale se divise sur 9 axes:

  1. Promouvoir et renforcer la culture entrepreneuriale
  2. Susciter et développer les pratiques d’essaimages
  3. Favoriser la création d’entreprises technologiques
  4. Développer et consolider les compétences entrepreneuriales
  5. Améliorer les pratiques d’accompagnements et l’accessibilité au financement
  6. Accroître et renforcer les réseaux d’affaires
  7. Promouvoir l’engagement du milieu des affaires et soutenir le réseau des mentors
  8. Adapter les services à des besoins particuliers
  9. Renforcer le réseau de services de soutien à la création d’entreprises et à l’entrepreneuriat

Voici mon avis sur ces recommandations…

1- Dans une société aussi fonctionnarisée que les nôtres il s’agit là d’un sérieux défi. Je trouve particulièrement amusant de voir que dans toutes les recommandations, on ne fait mention nulle part des entrepreneurs…on ne parle que des gens qui travaillent en entrepreneuriat. Participer à des concours et faire des plans d’affaires sont des activités qui ne fabriquent pas des entrepreneurs. Il y aurait beaucoup à faire chez les jeunes d’âge scolaire…par contre l’idée que la « machine » ponde une programme pédagogique pour former des entrepreneurs me fait frissonner.

2 -Je doute que le Québec possède assez de masses critiques d’entreprises pour mettre en place des pratiques globales d’essaimages. Par contre, compte tenu de la taille de notre marché, d’identifier des niches très étroites permettant une rentabilité rapide pourrait inciter employés et employeurs à se grouiller.

3- Rien à redire…si ce n’est qu’un Fond d’amorçage de 20 millions de dollars…c’est une goutte d’eau.

4- Au Québec on ne manque pas d’imagination. Nous sommes tous très bons pour râler contre ce qui ne fonctionne pas. Rien de tel qu’une terrasse avec une bonne bières ou une bonne bouteille de vin pour trouver toutes les solutions…Par contre, passer à l’action, ça…c,est autre chose. Faîtes les vendre…ventes=résultats de formation. On consolidera par la suite

5- Tel que mentionné sur mon autre blog. Pour ce qui est des pratiques d’accompagnements, les jeunes font trop souvent la course à la bourse (et autre type de financement) L’emphase est mise sur ce qu’il faut faire pour avoir les sous et non sur ce qu’il faut faire pour que l’entreprise fonctionne…Il faut ajuster la présentation au type d’investisseur. Le gabarit de présentation est une prison qui nuit à l’entrepreneur. Sur quoi juge t-on ? L’entrepreneur ou son projet, ou pire encore, son plan d’affaires ? De grâce, remettez en question vos façons de faire. Une formation sur l’art de la présentation efficace devrait être obligatoire. De plus, j’invite tous les intervenants à lire « Concevoir et lancer son projet » de Raphael Cohen.

6-Accroître les réseaux d’affaires ? À trop vouloir développer une « x »ième version d’une chambre de commerce, les entrepreneurs ont de la difficulté à y croire ou y voir leur profit…Pourquoi ne pas se pencher sur l’entreprise 2.0.

Lorsqu’on pense que l’expansion d’une entreprise passe par l’international…cette façon de faire devrait être instaurée dès le départ. Un gros merci à Véronique Aboghe (coach leader) pour m’avoir fait découvrir ce bijou de fichier.

7- Promouvoir l’engagement du milieu des affaires et soutenir le réseau des mentors….
Bon sang, arrêtons de les prendre par la main, ce sont des « entrepreneurs »!
Si les mentors ont une attitude de « botteurs de derrière professionnel », nos jeunes poulains ne seront que mieux servis. Un vrai mentor arrive plus tard dans le processus, ne « brûlons » pas ceux qui veulent aider. Laisser les jeunes faire leurs preuves, quand ils auront cassé la glace, envoyez les mentors dans la mêlée…

8- Adapter les services.
Quand je lis Offrir un coaching ponctuel, je lève les yeux au ciel. Un coaching ponctuel n’est possible que si un lien de confiance existe déjà entre un coaché et son coach. Un coach n’est pas un « trouble shooter ». Parlez-moi d’une banque de consultant qui feront des interventions d’urgence…mais pas du coaching.

9- Misère…Si renforcer s’apparente à élaguer, à réduire. Le coût de maintien d’un pareil système prive les entrepreneurs de précieux fonds financiers. Le lancement de Yulstart.org me semble un pas dans la bonne direction. Un Wiki sur lequel entrepreneurs et « experts » pourront s’entendre sur l’offre et la demande.

Pour finir, un petit mot pour tous les intervenants en entrepreneurship…

Intéressons-nous à l’avenir nous y passerons le plus clair de notre temps.

-Paul Valery

et pour mes amis Canadiens (québécois) en particulier, une citation de Wayne Gretzky. « Be where the puck will be ». Ne répondez pas au besoin actuels en entrepreneurship, répondez aux besoin futurs.

Published by startupcoach on 13 juin 2007

Le coaching entrepreneurial

Paru la semaine dernière et cette semaine sur la vigie entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship.

À l’heure actuelle, les entrepreneurs ont recours à différentes options selon les différents stades du processus de leur projet entrepreneurial. Après plus d’une dizaine d’années passées dans l’accompagnement et l’encadrement des entrepreneurs issus de différents milieux, je suis persuadé que le coaching est une option génératrice de succès, et ce, à plusieurs niveaux.

 

Un problème de définitions

En ce moment, de multiples intervenants auprès des entrepreneurs se prétendent coachs. Mais qu’est-ce que le coaching?

 

Le coach

D’abord, le coaching est une profession nouvelle. Pour ce qui est Au niveau du coaching d’affaires, deux organisations internationales proposent des normes strictes assorties de codes de déontologie : La World Business Association of Coaches et l’International Coaching Federation. L’ICF définit le coaching comme suit : Les coachs professionnels proposent un partenariat pour aider leurs clients à obtenir des résultats gratifiants dans leur vie personnelle et professionnelle. Ils aident les gens à améliorer leur performance et rehausser leur qualité de vie. Les coachs sont formés pour écouter, observer et pour adapter leur approche aux besoins individuels de leurs clients. Ils cherchent à susciter chez eux l’émergence de solutions et de stratégies. Ils considèrent que leurs clients possèdent la créativité et les ressources nécessaires pour y parvenir. Le rôle du coach est donc de fournir un soutien pour renforcer les habiletés, les ressources et la créativité que les clients possèdent déjà (traduction libre : Coaching de Gestion, Module 1).

 

Le coaching puise ses sources dans plusieurs théories et plusieurs modèles. Selon Coaching de Gestion, une école québécoise accréditée par l’ICF, le coaching trouve ses sources dans les théories suivantes : Management, leadership, systèmes sociaux, psychothérapies, communications et théories du développement. De plus, si l’approche la plus utilisée repose sur une manière systémique d’intervenir, certains coachs utilisent d’autres modèles. Il existe une approche dite « ontologique » qui met plus l’accent sur le langage. C’est le cas de ceux qui exercent une intervention fondée sur la programmation neurolinguistique ou encore sur la « maïeutique ».

 

L’intégration de ces théories et de ces modèles dans une intervention de coaching efficace n’est pas une affaire d’improvisation. Coacher efficacement nécessite un nombre impressionnant d’heures de pratique.

 

Cette nécessité de pratiquer explique la mise en place d’accréditations, appuyées sur les heures de pratique, tout comme de nombreuses autres professions. J’invite d’ailleurs l’Office des Professions du Québec à se pencher le plus tôt possible sur le sujet.

 

Comme toute profession hybride qui emprunte à plusieurs formes d’interventions, il est facile pour tous les spécialistes d’essayer d’intégrer le coaching à leur pratique. Ce qui explique qu’à un bout du continuum les spécialistes en relation d’aide « font » du coaching (coaching de vie) et que les consultants de tout acabit « font » du coaching (coaching d’affaires). Possèdent-ils les outils et les techniques? Il ne faudra pas confondre une formation individuelle avec un coaching.

 

Cette « hybridité » a aussi pour conséquence que les formes de coaching se multiplient bien que les compétences de bases soient les mêmes. Un peu à l’instar qu’un MBA qui, ajouté à une formation de baccalauréat, permet de former de meilleurs gestionnaires dans la discipline du premier cycle, la formation de base antérieure à la formation de coach offrira au coach une plus grande compréhension du contexte du coaché, facilitant d’autant l’intervention.

 

Le coaching…entrepreneurial

 

Les expériences au Québec

Une étude sur le coaching entrepreneurial réalisée à l’Université Laval par (Audet et Couteret, 2004) a permis d’évaluer une série d’interventions en coaching balisés par l’Incubateur virtuel de la Mauricie. Toutefois, l’approche préconisée était celle du mentor-coach. Les attentes des entrepreneurs n’étaient pas claires, ne sachant quelles compétences le coach possédait. La clé du succès a été le bon jumelage coach/entrepreneur, déterminé par le directeur de l’incubateur. L’élément mentorat a plus joué que l’élément coaching.

 

Pour être un bon coach, coacher est plus important que savoir tout court. Certains ont un don naturel pour poser la question qui fait avancer. Toutefois, c’est l’exception à la règle. Les mentors associés au programme de mentorat d’affaires de la Fondation de l’entrepreneurship par comparaison ont pour mandat d’accompagner l’entrepreneur dans ses décisions, n’ont pas de leur montrer la voie.

 

Les consultants sont des alliés forts utiles pour l’entrepreneur. Toutefois, les jeunes entrepreneurs jonglent avec plusieurs difficultés à la fois. Face à ce constat, la neutralité du coach est un « plus ». Le choix du secteur d’intervention demeure celui du coaché, notre rôle est de l’aider à faire ses choix, de façon cohérente et de le mettre en action.

 

Les deux recherches ont permis de mieux comprendre les attentes de l’entrepreneur. Par contre, le coaching est si méconnu qu’il est difficile pour un entrepreneur de savoir à quoi s’attendre dans une relation de coaching. Il reste un travail colossal de sensibilisation à faire et ce, des deux cotés de l’Atlantique.


 

Coacher un entrepreneur

Coacher un entrepreneur est différent que coacher une autre personne. L’approche doit être fortement personnalisée. En fonction de ses caractéristiques personnelles d’abord et en fonction du contexte d’évolution de son entreprise ensuite. Pour les caractéristiques personnelles, j’aime bien m’appuyer sur les travaux d’Yvon Gasse , surtout si l’entrepreneur est québécois d’origine. Pour ce qui est du contexte, le modèle développé par Michael Gerber (E-myth) offre un contexte pour situer l’évolution de l’entreprise et les ajustements requis par l’entrepreneur pour assurer la survie et la croissance de l’entreprise.

 

L’approche au plan personnel

Encore plus que pour le coaché habituel, l’entrepreneur doit s’approprier la discussion!!! Au cours de ma pratique, j’ai entendu la plupart des doléances des entrepreneurs envers tous les spécialistes qui gravitent autour d’eux. Elles se résument à peu près à ceci : Ils ne comprennent rien; ils sont trop chers; leurs conseils ne sont pas pratiques; ils n’ont rien à m’apprendre. De plus, au-delà de cette perception, Alain Bloch d’HEC-Entrepreneurs parle des psychopathologies entrepreneuriales dans les termes suivants : « les responsabilités multiples rapidement acquises, peuvent causer de la mégalomanie, du narcissisme, une perte d’objectivité et de la dépression… ». Doit-on s’étonner que les entrepreneurs refusent assistance ou manque d’engagement?

 

La clé du coaching repose sur cette capacité à mettre son client en action le plus tôt possible. De permettre à notre client de voir des résultats rapidement.

Selon le test Inventaire des Caractéristiques Entrepreneuriales de M. Gasse, les motivations principales de l’entrepreneur s’expliquent en termes de besoins. Besoin de s’accomplir, de contrôle (pouvoir) et un besoin d’autonomie. La grande force de transformation du coaching réside dans « l’empowerment » du coaché. Dans tous les cas de coaching professionnel, le coaché détient le pouvoir, est autonome de ses choix et s’approprie plus facilement le succès. Le sentiment d’avoir régler soi-même les obstacles qui nous empêchent d’avancer provoque toujours un sentiment d’accomplissement. Ce sentiment peut être renforcé par l’utilisation d’un feedback pertinent du coach.

 

Une aptitude principale de l’entrepreneur est sa capacité d’adaptation. Bien sûr, quand c’est lui qui décide… et c’est le cas en coaching. Le coach peut proposer des alternatives, recadrer une perception mais le choix d’agir de telle ou telle façon reste celui du coaché. Le coach sera là pour recueillir et discuter du feedback de la décision du coaché. Le coach doit cependant faire attention au stress. La plupart des entrepreneurs ont une capacité largement supérieure à la normale de résistance au stress. Ne tentez pas de gérer son stress. Par contre, l’énergie et la persévérance propres à ces clients vous permettront de travailler avec des requêtes plus audacieuses.

 

Les entrepreneurs ont également une attitude positive face aux changements qui sont, pour eux, porteurs d’opportunités. Les résultats concrets associés au coaching proviennent du fait que nous amenons nos clients à faire les choses différemment, à sortir de leur zone de confort. Cette attitude permet à l’entrepreneur de bénéficier grandement du coaching.

Si un jour le coaching génère une théorie qui lui est propre, ce sera une théorie de l’action. Toute la démarche converge vers la mise en action. Considérant l’intérêt des entrepreneurspour l’action, il a un préjugé favorable envers le coaching.

 

Si l’on se fie à l’évaluation des comportements typiques de l’entrepreneur selon Gasse, l’entrepreneur aime le langage direct et le feedback. Une des premières choses à faire pour un coach, c’est d’évaluer la « coachabilité » du client. Un des éléments de cette « coachabilité », c’est la capacité du client d’accepter un langage poli mais sans détour et de recevoir et d’agir sur le feedback du coach.

 

Le contexte

Il est bien évident que quelqu’un qui a l’intention de se lancer en affaires et la personne qui doit piloter la transition d’une entreprise en croissance ont des besoins de coaching et de conseils bien différents.

 

Outre cela, j’attire votre attention sur un aspect fondamental du démarrage : la cohérence entre l’entrepreneur et son projet. Je ne parle pas ici du savoir-faire de l’entrepreneur dans son domaine. Je fais référence à quelque chose de plus fondamental, du domaine des valeurs. L’entrepreneur se lance t-il en affaires pour les bonnes raisons? Avant même d’aborder les aspects techniques d’un démarrage, connait-on les motivations (au-delà de la fameuse occasion) qui poussent la personne à faire ce choix « d’avenir »?

 

Pour fin d’exemple, prenons l’approche de Michael Gerber, sur l’évolution de la nouvelle entreprise, comme annoncé dans « E-myth revisited ». En fonction du stade d’évolution de l’entreprise, le focus du dirigeant ne doit pas être sur les mêmes compétences qu’auparavant, il doit développer une autre personnalité. L’école coaching de gestion traduit ces personnalités par L’Artisan; celui qui maîtrise son art, le Manager; celui qui planifie, organise, dirige et contrôle et l’Entrepreneur, le visionnaire. Les trois sont toujours présents à divers degrés chez notre entrepreneur. En fonction du stade de l’entreprise, ce n’est pas le même personnage qui doit mener.

 

La confiance installée entre un entrepreneur et son coach devient un outil précieux pour réussir ces passages entre artisan, manager et entrepreneur. Durant ces phases critiques, le travail du coach portera beaucoup sur sa capacité de faire réfléchir son client sur le focus nécessaire à la survie, la réussite et l’essor de son entreprise.

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p.s. Si le sujet vous intéresse, pour le marché Français, procurez-vous:

Hamameh, Naël. Comment développer le coaching des jeunes créateurs d’entreprise?, Éditions Le Manuscrit, 2005, 79 p. (Collection Économie).

 

L’ouvrage de M. Hamameh a grandement inspiré ce billet. Cependant les choix éditoriaux de La Fondation de l’Entrepreneurship ont fait qu’on n’y fait pas références dans l’article reproduit ici.