L’entrepreneur et l’insécurité

Oui, le titre vient de l' »article de Pierre Duhamel dans LaPresse.

J’ai voulu passer un commentaire mais finalement je trouvais plus pratique de passer mes commentaires ici compte tenu de la longueur de la réponse. J’irai placer une « conclusion » dans ke texte de M. Duhamel.

Dans la méthode SynOpp,  j’aime bien placer un continuum Probabilité->Incertitude->Inconnu quand j’aborde la question de l’insécurité. D’abord définissons les termes. Probabilité: Calcul mathématique permettant de déterminé que quelque chose se produisent avec +/- de certitude. Incertitude: possibilité qu’un événement prenne place mais pas moyen de quantitfier. Puis l‘inconnu, mais…c’est inconnu, on ne sait pas!

D’une manière générale, les cadres en entreprises sont très à l’aise avec la probabilité et deviennent nerveux à mi-chemin de l’incertitude. La plupart des entrepreneurs n’ont que peu d’intérêt pour les probabilités, se sentent à l’aise avec l’incertitude et sentent une certaine nervosité en fonction de l’inconnu.

Ce qui n’empêche pas certains entrepreneurs d’être tellement confiant que l’inconnu ne les dérange pas.

Une étude d’Havard il y a quelques années et une autre de la American Marketing Association ont abordé le sujet du risque dans le processus décisionnel de l’entrepreneur. (Je suis désolé, je ne les retrouve plus, vous devrez faire acte de foi ). Essentiellement, la différence réside dans deux capacités de l’entrepreneur. La première est ce qu’on défini comme de l »impulsivité contrôlée » et l’autre dans une vision de « avec quels échecs suis-je capable de vivre ? »

Lorsqu’il regarde les deux cotés de la médaille (le « up-side » et le « down-side ») l’entrepreneur décide qu’il peut « vivre » avec le « down-side », toute son énergie devient canalisée sur l’obtention du upside. Il en résulte moins d’hésitations, plus de créativité (un cerveau moins préoccupé fonctionne mieux) et une augmentation des chances de succès. Rendu là, l’insécurité n’existe plus!