État de la situation

Merci à ceux qui ont suivi la conversation jusqu’ici. Je m’excuse de mon absence. Je blogue de plus en plus en anglais, de manière à mettre la table pour la méthode sur le marché anglophone et pour développer une clientèle américaine pour mon coaching d’affaires.

Ceci dit, j’aimerais vous tenir au courant de l’évolution de la démarche de démarrage d’entreprise mise au point par Claude Ananou et moi-même

Plus on avance, plus il est clair que le plan d’affaires est un outil de planification et de communication caduque. Les insititutions bancaires l’utilisent parce qu’il n’existe rien d’autre. De plus, leur lecture s’arrete souvent qu’au sommaire exécutif et aux premieres pages du plan financier (auxquelles on fait dire ce qu’on veut avec un fichier Excel).

Finalement en 10 ans de carrière je n’ai jamais recontré un entrepreneur qui a mis son plan d’affaires à jour et ceux qui l’ont consulté l’on fait plus par nostalgie qu’autre chose. Considérant la vitesse à laquelle l’environnement économique change, la nécessité d’un « outil » que l’entrepreneur prendra le temps de modifier, d’ajuster se fait de plus en plus grande

Loin de moi l’idée de m’attaquer à ceux pour qui le plan d’affaires est un gagne pain. Toutefois, si notre méthode suscite l’intéret à l’École des HEC (lancement d’un collectif basé sur notre méthode dans un mois), si l’Association des CLD du Québec envisage de l’offrir comme alternative au plan d’affaires dans ses 102 points de services au Québec, si Claude (mon partenaire) est en demande dans les grandes Écoles de Commerces françaises (dont HEC-Paris la semaine dernière) et que le COO de l’Association Américaine des Incubateurs d’Entreprise (NBIA) me demande une mise à jour fréquente de l’évolution de notre démarche c’est que nous ne sommes pas des hérétiques.

Si le plan d’affaires a sa place dans certains cas, il nuit dans bien d’autres et pire, il s’avère souvent anti-entrepreneurial.

Malgré l’infrastructure imposante de support au démarrage d’entreprise au Québec, nous détenons le plus bas taux de démarrage d’entreprise au Canada et le plus haut taux de fermeture d’entreprise. La combinaison de ces 2 statistiques est assez éloquente pour justifier la remise en question du coeur de la méthode d’encadrement actuelle: Le plan d’affaires