La Campagne, création d’entreprises et soutien à la petite entreprise

Jusqu’à maintenant…selon Les Affaires...Dans les plateformes électorales…

Me méfiant naturellement des promesses, je les regarde comme des objectifs à atteindre.Pour l’instant je me contente de regarder l’objectif final. Il sera intéressant de voir comment ils s’y prendront pour y arriver…

Parti libéral du Québec

  • Fonds d’amorçage de 50 millions de dollars spécialement destiné aux petites entreprises en démarrage.
  • Dix millions sur cinq ans dans un congé fiscal de dix ans pour la commercialisation de brevets québécois.
  • Enveloppe d’un milliard destinée à faire des prêts ou des garanties de prêts

Bon départ.

Trois bonnes mesures. C’est un engagement sérieux au plan financier. J’aime particulièrement le congé fiscal pour la commercialisation des brevets québécois.  La commercialisation est le nerf de la guerre au niveau des nouvelles technologies.  Ce geste permettra à la fois d’aider le financement universitaire pour les institutions qui sauront en profiter, tout en donnant un coup de pouce aux éléments les plus entrepreneuriaux qui les compose. Quant aux entreprises technologiques en démarrage,  je leur souhaite une grande souplesse dans les dépenses admissible à ce congé fiscal.  Les besoins sont grands en commercialistion de la technologie, du « génie québécois », surtout avec l’écart qui se creuse à nouveau entre nous et la devise américaine. Rappelons-nous que souvent, les beoins en commercialisation ne portent pas sur le brevet à proprement dit…

Action démocratique du Québec

  • Crédit d’impôt pour les investisseurs intéressés par des entreprises en démarrage ou nouvellement créées.
  • Déductions fiscales pour les investisseurs intéressés par de petites sociétés québécoises cotées en bourse.
  • Garantie de prêts bancaires au soutien des fonds de roulement émise et gérée par Investissement Québec.

Ils sont encore en réflexion

J’aimerais rappeler les critères de bons objectifs à l’ADQ. Réaliste, Accessible, Mesurable, Pertinent Spécifiques. Alors pour l’instant ça ne passe pas la rampe.
L’unité de mesure est inexistant. Cependant, j’aime l’élément responsabilisation via le crédit d’impot aux investisseurs. De cette façon, il est plus facile d’aller chercher du « love money ». Par contre, dans une économie faible, pas sur que les investisseurs seront nombreux…Bon point aussi pour le soutien au fonds de roulement

Parti québécois

  • Fonds d’investissement de la Caisse de dépôt et placement pour les entreprises québécoises (sept ans).
  • Garanties de prêts par Investissement Québec et la SODEC pour les besoins en fonds de roulement des PME.
  • Fonds d’investissement à la disposition des régions pour les entreprises en prédémarrage et démarrage.

 Une réflexion plus avancée que l’ADQ. Par contre, même critique de base (RAMPS) que pour  l’ADQ.

Toutefois,  ici on cherche à protéger ceux qui ont fait leur preuve via la Caisse de dépot. Très bien.  Bravo aussi pour une aide au fond de roulement. Se faire « tirer la plogue » lorsque nous sommes convaincu que les choses vont aller mieux à court terme est une expérience frustrante pour tout entrepreneur.

Chapeau aussi d’un engagement envers l’industrie culturelle, quoique l’oubli du secteur culturel par le PQ aurait été l’équivalent d’un suicide politique.

L’aide au prédémarrage en région peut être une bonne solution. Il faut cependant s’assurer qu’elle fait effectivement démarrer une activité économique et non pas juste grossir les rangs de l’industrie du démarrage d’entreprise.

Québec solidaire

  • Investir massivement en économie sociale.
  • Financer les centres locaux de développement pour qu’ils bâtissent un plan stratégique social et économique

Comme d’autres promesse de QS, il est difficile d’être contre la vertu. Par contre, en milieu urbain, les investissement dans l’économie sociale font parfois l’objet d’interminables discussions sur qui va avoir le beurre et l’argent du beurre, entre de multiples organismes, et l’association de ces organisme et le regroupement des employés de ces organismes…et je déconne à peine. Il suffit de siéger à une commission sociale pour s’en rendre compte.

Quant aux CLD, ils peuvent faire de grandes choses au plan local.  Toutefois, il faut s’assurer de mesures d’efficacité et s’assurer que l’agenda social ne prennent pas le pas sur l’économique (voir critique du point précédent). De plus, au plan économique, dans les grands centres, il faut s’assurer de liens solides avec la communauté d’affaires locale. Tous les CLD ne sont pas égaux quand vient le temps de mesurer leur impact dans l’économie.