Bâtir une armée d’entrepreneurs-II: L’utopie scolaire

« Nous avons besoin d’une société entrepreneuriale à l’intérieur de laquelle l’innovation et l’entrepreneurship sont des phénomènes normaux, réguliers et continus. » – Peter Drucker

L’école

L’entraînement à l’entrepreneurship devrait faire partie de la formation des Maîtres. Pourquoi pas des profs d’entrepreneurship comme il existe des professeurs d’éducation physique. Un cours par semaine. Prise de décisions, prise de risques, apprentissage de l’échec, apprendre à poser des questions, apprendre à vendre, apprendre à trouver des solutions pratiques (pas juste théoriques). Le tout  adapté à l’âge des élèves. Bien sur, les profs devront être eux-même des entrepreneurs (en puissance ou d’anciens) mais de grâce, évitons les « spécialistes » du démarrage qui ont peur de se mouiller…

Appelons ça, « formation à la débrouillardise » si vous voulez. Des défis  à la hauteur de leurs capacités, du primaire à l’université! Nos futurs diplômés seront mieux équipés pour faire face à la réalité du marché du travail. Pourquoi former uniquement une main-d’œuvre servile ? Si l’embauche se fait dans un climat de réelle interdépendance, croyez-vous vraiment que l’existence de syndicats est encore justifié ?

Mondialement ça bouge…

Certains gouvernement défriche un terreau fertile…

Quand je pense à la Chine avec son Entrepreneurship Foundation for Graduates (EFG), un fond d’aide au démarrage pour les diplômés (Les constructeurs de bagnoles investissent bien tous 750$ pour capturer et fidéliser un jeune à la marque, on devrait pouvoir faire pareil)

ou encore à l’Angleterre qui s’est engagée à supporter TOUTE école qui opère sa propre entreprise par l’entremise d’un programme appelé « The Enterprise Champions Programme ».  Les Écoles on accès en ligne à des ressources, du matériel et des conseils pratiques pour les professeurs ! Le  gouvernement va aider les écoles à impliquer des « champions locaux » qui viendront supporter l’entreprise de l’École et augmenter le sens des affaires. …

et certaines universités montrent le chemin…

Le programme de Foundations of Managing and Entrepreneurship (Fondations du management et de l’entrepreneurship) cours obligatoire de 1ère année à l’université Babson . Il y  aaussi

et le

 

Le Québec n’est pas si mal mais beaucoup reste à faire. Je salue les JEQ qui font de l’excellent boulot à grande échelle au Québec mais à beaucoup trop petite au plan local! Le concours québécois en entrepreneurship est digne de mention mais ça manque de suivi pour vraiment avoir une impact sociétal. L’ACEE aussi fait sa part mais mis à part quelques individus issus du mouvement, l’impact à long terme sur le développement entrepreneurial de la société québécoise reste faible. Ces trois joueurs font beaucoup plus qu’on le pense pour le Québec mais c’est de l’écrémage (en terme marketing).

Il faut pousser plus loin, il faut « élever » des entrepreneurs ! Comme on élève des enfants. Inculquer des habitudes, des façons de faire. Regardez ce super vidéo (en anglais) regardez le 2 fois s’il le faut, vous allez comprendre où je veux en venir

 

Imaginez que les JEQ, le CQE et l’ACEE c’est le bout de l’entonnoir, il faut remplir le haut de cet entonnoir.

Plus tard cette semaine…des choix de société!