Bâtir une armée d’entrepreneurs II-a) Dilbert à la rescousse!

Hier j’écrivais sur une utopie, celle d’une École (au sens large du terme) qui formerait des entrepreneurs. Aujourd’hui, je « tombe » (via StumbleUpon c’est vraiment le bon terme) sur un article écrit par Scott Adams (le créateur de Dilbert) dans le Wall Street Journal où il décrit l’importance de former les étudiants de catégorie « B » à l’entrepreneurship….enfin, leur apprendre quelque chose qui va servir si ce ne sont pas des intellos 😉

Si vous savez lire l’anglais, allez lire l’article, sinon, en voici les grandes lignes:

Apprendre à combiner des Talents/Savoir-faire

Très bonne idée! En se demandant et en testant différentes combinaisons de talents et de savoir-faire, un individu peut en arriver à faire des choses bien uniques! Octroyons plus de crédits pour les activités para-scolaire exigeant des savoir-faire de type entrepreneurial.

L’Échec comme processus d’apprentissage

Honnêtement, tous les étudiants devraient passer par là! Apprendre à échouer c’est fondamental. 1- pour apprendre à se relever, 2-Pour l’humilité, 3-Pour savoir tirer des leçons dans toute situation. Idéalement, des échecs d’affaires dans le chaud giron du monde scolaire ça frappe pas mal moins fort que dans la « vrai » vie. C’est le temps où jamais d’oser quelque chose. Comme je le dis souvent à mes clients, TOUT est un feedback!

Osez l’innovation

Bon, ça va assez bien avec l’idée précédente. Les écoles (particulièrement les CEGEP et les Universités), sont des pépinières d’early-adopters (J’aime pas adopteurs précoces…). Fouillez le pourquoi ils aiment votre innovation…

Donner la chance à la chance de vous trouver!

C’est d’une évidence que ce n’est pas souvent dans une salle de classe remplie de copains qu’on « provoque » la chance. L’École buissonnière, se tenir à la cafétéria et la participation aux activités parascolaire et la débrouillardise que tout ça exige, cachent tout plein d’opportunités. Si vous ne croyez pas que la chance se provoque, allez ici.

Apprendre à faire face à ses peurs

Quand tu es bon dans tous tes cours, il y a très peu de peurs qui sont confrontées. Le confort dans l’incertitude et dans l’inconnu est une grande force des entrepreneurs. Ça se cultive et pas dans les activités où nous sommes bons…Bref, apprendre à prendre des risques… puis soyons un peu intello (C’est mon blog après tout) « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. »Nietzche

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément!-Boileau

On sait tous que dans les cours, les étudiants apprennent souvent à faire du remplissage! Non seulement c’est contre-productif, c’est même nuisible à une bonne présentation. Droit au but! Quel titre pour un cours, vous ne trouvez pas ?

Apprendre à être persuasif!

Quand on ne te sers pas un boulot sur un plateau d’argent, tu as intérêt à être persuasif pour faire valoir ta candidature.  Tant qu’à être coincé dans un boulot de catégorie B (rôle de faire valoir au employés de catégorie A) aussi bien y aller pour la totale et se lancer en affaires. Pour un entrepreneur, c’est utile d’apprendre la psychologie de la persuasion, la vente (pourquoi cela ne s’enseigne pas à l’École je ne comprendrai jamais, on passe notre journée à vendre…) la négociation, le marketing etc.

Je terminerai en citant (traduit) Scott Adams.

« Souvenez-vous, les enfants sont notre futur et la majorité d’entre eux sont des élèves de catégorie B, si cela ne vous fait pas peur, ça devrait » 😉